Fortin confirme l'aide de Québec pour une salle intermédiaire

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La directrice générale de Côté scène, Lilie Bergeron, contenait difficilement ses émotions. « J'ai le sourire sur les lèvres depuis 6 h ce matin. Enfin nous pourrons avancer, parler de cette salle dans sa véritable mission. »

Spectre Médias, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La directrice générale de Côté scène, Lilie Bergeron, contenait difficilement ses émotions. Un pas immense était franchi, mardi matin, alors que le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, annonçait officiellement une aide financière de 4 M$ du gouvernement du Québec pour la construction à Sherbrooke d'une salle de spectacles de 300 sièges destinée à un public jeunesse.

« J'ai le sourire sur les lèvres depuis 6 h ce matin. Enfin nous pourrons avancer, parler de cette salle dans sa véritable mission. C'est toujours trop long quand on travaille avec coeur sur un projet. Ce besoin-là était évident. Plus je travaille pour l'enfance et la jeunesse, plus je sens l'importance de créer ce pont-là entre les écoles, les familles et les arts de la scène. Grâce à votre annonce, des enfants pourront bénéficier de tout ce qui se fait en danse et en théâtre pour la jeunesse au Québec », a indiqué Mme Bergeron.

Quelques minutes plus tôt, le ministre Fortin indiquait passer de l'accord de principe, conclu en 2013 et renouvelé en 2016, à l'annonce officielle de l'aide de 4 M$. « C'est une belle étape de franchie. Ça permet à la Ville d'amorcer les travaux à sa convenance. Nous serons disposés à recevoir les factures et à payer jusqu'à concurrence de 4 M$. Au gouvernement du Québec, tous les feux sont au vert. En ce qui nous concerne, le dossier est complet. J'ai hâte de venir avec mes trois enfants. Je suis convaincu que nous serons des spectateurs assidus. »

Ne manque plus que l'engagement du gouvernement fédéral, par l'entremise de Patrimoine Canada. Selon le montage financier présenté au conseil municipal en février et adopté de nouveau lundi, la somme attendue d'Ottawa s'élève à 2,7 M$. La Ville versera 800 000 $ pour la construction de la salle, tandis que Côté scène assume une part à 500 000 $. Le projet total est évalué à 8 M$.

« Annonce déterminante »

« L'annonce de Québec était l'annonce déterminante dans l'évolution du dossier », estime Lilie Bergeron.

« Les jeunes qui vont voir des spectacles avec leurs parents, ce sont eux plus tard qui achètent des billets de spectacle, qui vont au musée... » ajoute Luc Fortin.

« Maintenant, nous avons complété le travail de notre côté. Il y avait un accord de principe qui avait été signé et renouvelé. Aujourd'hui, c'est une annonce officielle. En ce qui nous concerne, la Ville est autorisée à faire les travaux. »

Concrètement, Lilie Bergeron explique que Côté scène travaille « sur une scène qui offrira une proximité avec les artistes et qui permettra à la fois d'accueillir les résidents du Centre Jean-Besré avec leur création et de présenter des spectacles devant de plus petites foules. Il y aura un hall qui devra être invitant pour la population et les familles pour permettre la tenue d'activités ou de rencontres avec les artistes. »

Mme Bergeron croit que le montage financier de 8 M$, même s'il n'a pas été revu à la hausse à travers les années, tient la route.

Le président du comité de la culture, Pierre Tardif, s'était opposé au projet dans le passé mais s'est dit heureux d'assister à l'annonce du ministre Fortin. « Je suis content. Je salue l'annonce du Ministère. Si les chiffres sont exacts, on parle d'une participation de 10 % de la Ville. Ça fait deux ans qu'on se demande si les chiffres sont bons. On va aller de l'avant et on va voir. »

Le lieu de diffusion spécialisé, attendu depuis une étude de marché concluante en 2008, serait construit à côté du Centre des arts de la scène Jean-Besré sur la rue Wellington Sud. Il aurait une dimension de 1600 mètres carrés et compterait 300 sièges. Sa programmation principale, en théâtre et en danse, viserait le jeune public. Les premiers spectacles sont espérés pour 2019.

Le député dit toujours non à la mairie

Le député et ministre Luc Fortin a repoussé une nouvelle fois les rumeurs d'une candidature à la mairie de Sherbrooke pour les élections de novembre. Interrogé sur ses intentions, M. Fortin s'esclaffe avant de répondre.

« Quand j'ai vu la couverture de La Tribune la semaine passée, je me suis dit : je pense qu'on veut jouer comme ça », a-t-il lancé d'emblée, faisant référence au différend qui semblait l'opposer au maire Bernard Sévigny la semaine dernière au sujet de la salle de diffusion intermédiaire. L'impression de froid entre les deux hommes a été renforcée mardi alors que M. Fortin annonçait une aide financière de 4 M$ à la Ville de Sherbrooke en l'absence de M. Sévigny.

« Mais vous savez quoi : je n'ai pas changé d'idée, je ne changerai pas d'idée. Il n'y aura pas de candidature de ma part à la mairie de Sherbrooke. Je ne serai pas candidat à la mairie de Sherbrooke. Je vais essayer de vous le répéter dans je ne sais pas combien de langues si vous voulez. Je n'ai pas changé d'idée. Je vous le dis : je ne serai pas candidat à la mairie de Sherbrooke en novembre 2017. Ce n'est pas dans mes projets à court, à moyen et à long terme », a-t-il résumé.

La rumeur d'une candidature à la mairie a émergé en février. Luc Fortin l'a toujours niée avec vigueur.




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