L'école de ski nautique a enregistré des pertes

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L'école de ski nautique Jean-Perrault a perdu entre 5000 et 10 000 $ en raison de la mauvaise qualité de l'eau du lac des Nations l'été dernier.

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(Sherbrooke) L'école de ski nautique Jean-Perrault a perdu entre 5000 et 10 000 $ en raison de la mauvaise qualité de l'eau du lac des Nations l'été dernier. Loin de se laisser démonter, son président, Antoine Larkin-Turgeon, y voit un passage obligé pour débarrasser le lac de ses contaminants.

La Ville de Sherbrooke dévoilait lundi les résultats de son suivi de la qualité de l'eau du lac des Nations au courant de l'été 2016. Outre l'école de ski nautique, la Direction de la santé publique et le ministère de l'Environnement agissaient comme partenaires. La cote D a été relevée pour 21 des 37 jours échantillonnés, entraînant la fermeture de l'école de ski nautique à 12 occasions.

« C'était un défi de gestion parce que nous avions les résultats des analyses à la dernière minute. Quand on doit fermer à 8 h 30 ou 9 h le matin, certains employés sont déjà en chemin ou sont arrivés. Il faut les dédommager. Certaines journées, il fallait déplacer les activités dans un autre secteur du lac. Pour le camp de jour, s'il fallait annuler une activité, on la reprenait un autre jour », explique M. Larkin-Turgeon.

Les fermetures préventives étaient donc généralement bien reçues. « Les gens comprenaient que c'était pour leur sécurité. Les employés le recevaient un peu moins bien, comme les adultes qui viennent après le travail et pour qui il est plus difficile de revenir un autre jour. »

Antoine Larkin-Turgeon ne cache pas que les pertes financières enregistrées sont importantes, mais le dédommagement offert par la Ville permet à l'école de ski de s'en sortir sans trop de problèmes. « C'est pour la viabilité à long terme que ça poserait un problème. Il est difficile de faire des plans de développement, de planifier des événements majeurs deux ans à l'avance quand on ne sait pas quelle sera la qualité de l'eau. »

M. Larkin-Turgeon fait entre autres référence au championnat canadien de ski nautique, organisé à Sherbrooke en 2015.

Le président de l'école de ski a toutefois confiance que les mesures mises en place pour trouver les sources de contaminants produiront rapidement leurs effets. « Le but, c'est que nous puissions tenir plusieurs activités nautiques, pas seulement le ski, dans le lac des Nations. Nous avons hâte de ne plus avoir ce nuage au-dessus de notre tête. C'est sûr que c'est un lac en milieu urbain et qu'il ne peut pas être aussi propre que s'il était dans un secteur reculé. Mais pour les activités que nous tenons, c'est raisonnable. Nous faisons du ski nautique sur le lac des Nations depuis 50 ans et il n'y a jamais eu d'incidents majeurs. Il y a seulement plus de moyens d'évaluer la qualité de l'eau maintenant. Les gens sont plus en sécurité qu'avant. »

La Ville de Sherbrooke a déjà trouvé trois conduites déboîtées qui pourraient causer la contamination et s'affaire à les réparer.

En attendant, l'école de ski ne craint pas que les résultats dévoilés fassent fuir la clientèle. « La plupart de nos membres reviennent d'année en année et sont au fait du dossier. Il y aura probablement plus un impact sur ceux qui viennent une ou deux fois dans l'été. »




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