Le problème d'immigration clandestine demeure présent

Carolina Reyes Marquez, candidate à la maîtrise en... (Photo fournie)

Agrandir

Carolina Reyes Marquez, candidate à la maîtrise en études politiques appliquées à l'Université de Sherbrooke.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Magog) Le problème de l'immigration clandestine à la frontière entre le Québec les États-Unis ne s'est pas résorbé malgré le fait que cet enjeu défraie aujourd'hui moins les manchettes dans la région. Voilà ce que tendent à confirmer les recherches effectuées par Carolina Reyes Marquez, candidate à la maîtrise en études politiques appliquées à l'Université de Sherbrooke.

Il faut se souvenir que, en 2012 et 2013, de nombreux Roms avaient été interceptés dans la région après avoir traversé la frontière canado-américaine dans le secteur de Stanstead. Nombre de ces immigrants illégaux étaient arrivés à la frontière grâce à un réseau de passeurs.

En 2017, l'entrée illégale de Roms à la frontière ne paraît plus être un problème. Mais n'allez pas croire que le nombre d'immigrants clandestins entrant au Québec, à partir des États-Unis, est en baisse. Cela n'est pas du tout le cas.

En janvier et février 2017, plus de 1100 immigrants clandestins en provenance du pays de l'Oncle Sam auraient franchi la portion québécoise de la frontière et déposé une demande d'asile. Il s'agit d'un chiffre impressionnant si on prend en considération qu'on répertoriait environ 230 cas au terme des deux mêmes mois l'an dernier.

« Le problème semble plus important que par le passé, constate Carolina Reyes Marquez. Grâce à différentes mesures mises en place ces dernières années, la frontière est moins facile à traverser maintenant. Mais ça n'empêche pas les gens de passer. »

D'après les informations obtenues auprès de Carolina Reyes Marquez, les immigrants illégaux interceptés depuis quelques mois proviendraient de divers pays, parmi lesquels la Syrie, la Turquie, le Soudan, la Somalie et l'Érythrée.

« Le contexte mondial a une influence sur la provenance de ces personnes, fait-elle valoir. Quant au phénomène lui-même, il peut être relié à l'élection du président Donald Trump, aux États-Unis, et aux politiques qu'il souhaite mettre en application au plan de l'immigration. Le discours plus rassurant du premier ministre Justin Trudeau, au contraire, est probablement un incitatif pour ceux qui viennent tenter leur chance ici. »

Et, si le Québec paraît tellement populaire auprès de ces gens, cela est potentiellement attribuable à la présence d'agglomérations américaines importantes non loin de la portion québécoise de la frontière. Pensons à Boston et New York, notamment.

Nombreux à choisir Stanstead?

La candidate à la maîtrise en études politiques n'est pas en mesure de dire quels sont les endroits où les clandestins préfèrent pénétrer en sol québécois. Cela dit, elle présume qu'ils sont nombreux à choisir le secteur de Stanstead pour franchir la frontière.

Difficile de dire pourquoi les cas survenus dans la région, ces derniers mois, sont demeurés relativement peu médiatisés, mais des indices pointent en direction d'une meilleure cohésion des services de sécurité, dont l'Agence des services frontaliers, la Gendarmerie royale du Canada et la Sûreté du Québec.

« Des équipes intégrées de police, regroupant des policiers au Québec et aux États-Unis, surveillent les entrées illégales à la frontière. L'efficacité de leur travail est directement reliée aux moyens qu'on met à leur disposition. Évidemment, la collaboration entre les différents intervenants est aussi un enjeu important. »

Carolina Reyes Marquez a effectué une présentation en lien avec la gestion de l'immigration clandestine en région frontalière au Québec mardi, à Montréal, dans le cadre du congrès de l'ACFAS.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer