Inondations : les militaires sherbrookois se déploient

Les militaires sherbrookois se préparaient lundi à quitter... (Spectre Média, René Marquis)

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Les militaires sherbrookois se préparaient lundi à quitter pour les secteurs inondés. Quelques-uns étaient déjà partis dimanche.

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(SHERBROOKE) Des réservistes sherbrookois sont déjà déployés un peu partout au Québec pour venir en aide aux milliers de sinistrés des inondations. Difficile pour le moment de dire combien de militaires des quatre unités de réserve de Sherbrooke prendront part à cette opération d'assistance.

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Le capitaine-adjudant Daniel Parenteau des Fusiliers de Sherbrooke

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« Nous avons reçu une demande d'assistance dans la nuit de samedi à dimanche. Il faut quand même un peu de temps pour que nos réservistes s'organisent pour se libérer de leur travail civil. Alors le déploiement commence ce matin (lundi) », signifie le capitaine-adjudant Daniel Parenteau des Fusiliers de Sherbrooke.

Quelques membres du 35e Régiment des transmissions sont toutefois partis dès dimanche. Plusieurs Fusiliers allaient partir lundi.

Les militaires sherbrookois ne savent pas encore quel boulot ils accompliront sur place. « Nous sommes qualifiés pour faire pleins de choses : donner les premiers soins, remplir des poches de sable, faire des évacuations. Je crois qu'on a surtout besoin de bras », cite en exemples le capitaine-adjudant Parenteau.

En faisant des poches de sable, il est facile de se couper. Le port prolongé de gants peut aussi causer des blessures, qui, sans être nécessairement graves, doivent être soignées. « Nous sommes formés pour soigner ce type de blessures. Notre soutien peut permettre d'éviter d'engorger les hôpitaux », ajoute le capitaine-adjudant.

Les militaires sherbrookois sont ravis de prêter main-forte aux Québécois qui se trouvent dans cette situation de crise d'une ampleur jamais vue. « Notre première mission, c'est d'aider les Canadiens d'abord avant même de faire des missions à l'étranger », soutient Daniel Parenteau qui a lui-même participé à plusieurs missions de secours au Québec et à l'étranger au cours de ses 32 années de carrière dans l'armée régulière.

Chaque militaire a son histoire. Contrairement aux militaires de l'armée régulière, les réservistes ont des emplois civils ou sont aux études. Quand survient une telle demande d'assistance, ils doivent réussir à se libérer pour une certaine période de temps. Dans ce cas-ci, les Forces armées canadiennes ont demandé une disponibilité minimale de 30 jours.

Le caporal Alexis Dubois, lui, vient tout juste de terminer son baccalauréat. Une mission de soutien et de secours avec l'armée tombait juste à point dans son horaire.

« C'est un honneur pour nous de pouvoir aller aider les gens. On va faire tout ce qu'il faut, tout ce qu'on va nous demander de faire », explique le caporal.

« C'est une situation où on va mettre à profit tout notre entraînement militaire », ajoute son collègue Juan Tornini, un caporal qui participera également à son premier déploiement militaire.

Du côté de la 52e Ambulance de campagne, une quinzaine de militaires ont accepté de s'engager pour la mission de soutien d'une durée prévue de 30 jours ou moins. Ils ne sont pas encore partis.

« Nous attendons les détails de notre quartier général pour le départ. Pendant ce temps, nos militaires ont préparé leurs effets personnels, ils sont prêts à être déployés », soutient le capitaine Michel Garant, officier des opérations à la 52e Ambulance de campagne.

Rappelons que les Forces armées canadiennes ont déployé environ 1650 militaires de la 2e Division du Canada au Québec, ce qui comprend des ressources aériennes, des ressources du génie et 12 navires de la Réserve navale.

Des policiers de la Sûreté du Québec en Estrie sont aussi partis sur le terrain pour venir en aide à leurs collègues des zones sinistrées.

« Présentement, les opérations policières régulières se poursuivent dans les différents postes, mais nous avons 200 policiers supplémentaires déployés sur le terrain dans les secteurs touchés par les inondations. Ils proviennent d'un peu partout au Québec », explique Marc Tessier de la Sûreté du Québec.




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