Victoire de Macron: les Français de Sherbrooke soulagés

Valérie Fayolle, serveuse au restaurant Auguste, Stéphane Lo Ré,... (Archives La Tribune)

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Valérie Fayolle, serveuse au restaurant Auguste, Stéphane Lo Ré, chef du Restaurant Lo Ré, et Steven Radenne, conseiller en gestion et stratégie Web chez Pro-gestion Estrie.

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Stéphanie Girard
La Tribune

(Sherbrooke) Après le soulagement de la défaite de Marine Le Pen, les Français de Sherbrooke sondés par La Tribune sont maintenant curieux de voir si Emmanuel Macron a l'étoffe d'un président.

L'élection présidentielle étant scellée d'avance, les législatives de juin seront selon eux une étape décisive. Ils s'accordent tous pour dire qu'un gouvernement majoritaire n'est pas souhaitable.

« Il faut un contre-pouvoir réaliste. Reste alors à voir qui est le mieux armé pour répondre aux nombreuses non-réponses laissées lors des campagnes électorales », relate Steven Radenne, conseiller en gestion et stratégie web chez Pro-gestion Estrie.

« Aux législatives, je souhaite une majorité de gauche, mais je pense qu'une coalition pourrait être viable », pense de son côté Valérie Fayolle, serveuse au restaurant Auguste.

Les Français de Sherbrooke s'entendent aussi pour laisser une chance à Macron de prouver de quoi il est capable.

« Il a la chance d'être jeune, d'être nouveau. En France, l'avenir c'est les jeunes, mais les jeunes n'ont pas d'avenir pour l'instant. Il faudra alors qu'il tâche de redonner le pouvoir à la jeunesse », mentionne Stéphane Lo Ré, chef et propriétaire du Resaturant Lo Ré.

« C'est à lui de prouver qu'il sera capable, à 39 ans, de gérer le pays. Il doit prouver qu'il a de vraies idées », renchérit Steven Radenne.

« Il ne faut pas oublier qu'il n'a pas eu 65 % d'adhésion. Au moins la moitié de ce vote en était un de refus du Front national », souligne Valérie Fayolle qui pense qu'un travail colossal attend le nouveau président.

Malgré la défaite du Front national, sa montée en popularité demeure une question qui inquiète de part et d'autre.

« Je suis soulagée parce que Le Pen n'est pas présidente, mais ça ouvre un débat, car 11 millions de personnes ont tout de même voté pour elle », indique Valérie Fayolle.

« La France est dans un tournant, elle en a eu marre des partis qui gouvernaient autrefois. Il y a un mouvement qui s'est mis en marche et il faudra voir jusqu'où il ira », se questionne Stéphane Lo Ré.

Bien qu'ils auraient pu aller voter à Montréal, les trois Français interrogés ont choisi de ne pas le faire. Si la plupart avaient des contraintes de temps, l'attente de 4 h au bureau de Montréal n'a pas aidé à les motiver. Un service de vote en ligne ou un bureau à Sherbrooke auraient été plus efficaces, ont-ils fait valoir.




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