30 000 livres de vêtements amassés

Plus de 30 000 livres (13 600 kg)... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Plus de 30 000 livres (13 600 kg) de vêtements et de textile ont été amassées par Récupex lors de la 21e édition de L'Estrie met ses culottes. De gauche à droite : David Caron, président du C.A. des Résidences Monchénou, Jacques Robin, participant chez Récupex, Yves Gaudet, directeur du développement chez Récupex, Monica Hoyos, ex-participante chez Récupex, Adèle Ntirampeba, participante chez Récupex, et Benoît Fontaine, directeur général chez Récupex.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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Stéphanie Girard
La Tribune

(Sherbrooke) La popularité de l'événement L'Estrie met ses culottes ne s'essouffle pas, même après 21 ans. Pas moins de 30 000 livres (13 600 kg) de vêtements et de textiles ont été amassées samedi dans la cour de l'école Montcalm à Sherbrooke.

Avec une moyenne de 100 voitures à l'heure et un total de 730 véhicules, Récupex peut dire mission accomplie en ayant atteint son objectif de dons, soit 5000 de plus que l'an passé.

« La population est tellement généreuse avec nous. Sans eux, il n'y aurait pas de Récupex », mentionne Yves Gaudet, directeur du développement de l'organisme, visiblement comblé de la participation des gens. Les donateurs ont d'ailleurs reçu un arbre et un sac d'échantillons de l'Écolo Boutique pour les remercier et promouvoir l'environnement.

« Si on peut faire quelque chose de bien avec ces vêtements, ça fait notre bonheur », mentionne Kayléanne Leclerc, accompagnée de Frédéric Verville, alors qu'ils s'affairaient à vider le coffre de leur voiture, plein à craquer.

Très impliqué dans la région, Récupex s'assure de faire le maximum pour que les vêtements soient réutilisés à leur plein potentiel.

« On cherche toujours des débouchés pour réduire notre taux de rejet qui est d'environ 13 à 14 %. Par exemple, on a eu une demande du CIUSSS qui a des draps encore propres, mais qui ne sont plus utilisables dans le réseau de la santé. On cherche donc alors une façon de les déchiqueter, car le déchiquetage de fibres permet de faire des manteaux ou des tapis de voiture en textile recyclé », explique M. Gaudet.

Récupex a d'ailleurs élargi ses fonctions sur le territoire dernièrement en offrant ses services aux Résidences Monchénou.

« Nous avons développé une expertise qu'on offre à cet organisme. Cela fait en sorte qu'on recueille leurs 40 bacs (de récupération) en plus des nôtres, on gère donc une centaine de bacs sur le territoire », indique M. Gaudet.

Au-delà de la récupération de vêtements, Récupex est surtout un organisme de réinsertion sociale. Grâce à une formation de 28 semaines, l'organisme a permis à plus de 1000 personnes depuis sa création de retourner sur le marché du travail ou sur les bancs d'école.

« Maintenant, je travaille comme préposée aux bénéficiaires. Je remercie Récupex qui m'a permis de trouver la force pour avancer et d'apprendre à connaître la population canadienne. C'est un grand projet pour ouvrir la porte aux immigrants et leur donner la confiance de trouver un bon travail », explique Monica Hoyos, qui a déjà participé au programme.

Plusieurs autres municipalités collecteront à leur tour des vêtements pour les deux prochaines semaines. Ces dons ne représentent qu'une partie des 3 millions de livres de textiles qui transitent par Récupex chaque année.




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