Louis Taillefer reçoit une bourse de 70 000 $

Le physicien et professeur de l'Université de Sherbrooke... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Le physicien et professeur de l'Université de Sherbrooke Louis Taillefer

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Louis Taillefer, physicien, professeur et membre de l'Institut quantique à l'Université de Sherbrooke, a reçu mardi l'une des six bourses Killam remises par le Conseil des arts du Canada cette année. D'un montant de 70 000 $ par année pour deux ans, les bourses de recherche Killam appuient les chercheurs engagés dans des projets de recherche exceptionnels en sciences de la santé, en génie, en sciences humaines, en sciences naturelles et en sciences sociales.

« La physique est à la fois une science exacte - rationnelle et objective - et une entreprise profondément humaine, menée par l'intuition personnelle des individus. C'est pourquoi je crois que les scientifiques et les artistes ont des démarches semblables », mentionne Louis Taillefer qui est professeur à la Faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke depuis 2002, où il détient la Chaire de recherche du Canada en matériaux quantiques. Depuis 1998, il est directeur du programme sur les Matériaux Quantiques de l'Institut canadien de recherches avancées (ICRA).

« Recevoir la bourse Killam me permettra d'avoir le temps et la liberté d'explorer plus en profondeur que jamais l'une des grandes énigmes de la physique moderne : comment pousser la supraconductivité jusqu'à la température ambiante? » explique le professeur Taillefer.

Les supraconducteurs sont des matériaux qui ont la capacité de conduire l'électricité, sans pertes d'énergie. Ce phénomène est normalement observé à des températures extrêmement froides. Le défi du professeur Taillefer est de comprendre comment, dans certains matériaux, la supraconductivité pourrait perdurer jusqu'à la température ambiante, afin de les utiliser dans différentes technologies.

L'objectif de professeur Taillefer consiste à élucider comment les électrons se comportent dans les oxydes de cuivre, les matériaux qui démontrent la plus forte supraconductivité, et comprendre comment augmenter la température maximale à laquelle ils deviennent supraconducteurs. La piste qu'il explorera avec son équipe d'étudiants et de stagiaires postdoctoraux est celle du point critique quantique découvert dans ces matériaux en 2016.

M. Taillefer a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, notamment le Simon Memorial Prize en 2017, le Prix Killam en 2012, l'une des plus hautes distinctions octroyées à un scientifique canadien, et le Prix Marie-Victorin en 2003, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec à un scientifique québécois.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer