Les parcs de Sherbrooke comme terrain de jeu

Une vingtaine d'amateurs de parkour se sont réunis... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

Une vingtaine d'amateurs de parkour se sont réunis dans les parcs de Sherbrooke samedi afin de se servir des infrastructures en place pour réaliser leurs impressionnantes prouesses, à l'occasion de l'événement mondial « We Jump The World ».

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Si vous avez aperçu des individus sauter sur des poubelles, grimper sur des murets et réaliser d'étonnantes prouesses en se servant des infrastructures présentes dans les parcs de Sherbrooke ce week-end, c'est que votre chemin a probablement croisé celui d'adeptes de parkour.

« Le parkour, c'est une méthode d'entraînement physique qui vise à préparer le corps à passer d'un point A à un point B le plus rapidement et le plus efficacement possible », explique Matthew Gaines, coordonnateur de Degré Zéro.

Se joignant à l'événement mondial « We Jump The World », le centre d'entraînement Le Module et le regroupement d'athlètes Degré Zéro invitaient samedi les amateurs de parkour sherbrookois à venir bouger à la Place de la Cité, au parc Jude-O.-Camirand et à la station d'autobus de la rue du Dépôt.

« "We Jump The World", c'est un peu la journée internationale du parkour, c'est-à-dire que partout dans le monde, aujourd'hui, il y a ce qu'on appelle des "jams" de parkour. Ce sont des rencontres où la communauté de parkour locale vient à un endroit défini pour essentiellement échanger des connaissances, des trucs, des mouvements, puis passer une belle journée de mouvements ensemble », résume M. Gaines.

« C'est une activité qui est un petit peu encadrée par nos entraîneurs, mais qui est surtout une activité de découverte », précise-t-il.

Parmi les « ninjas urbains » qui se servaient de la Place de la Cité comme terrain de jeu samedi se trouvait Alexandre Corriveau. Âgé de 14 ans, le jeune homme a été initié au parkour il y a un peu plus de deux ans.

« J'ai commencé au Module, et j'ai tripé direct, raconte-t-il, enthousiaste. Ce que j'aime, c'est qu'on est tout le temps dans le dépassement de soi. C'est vraiment malade! »

« C'est la première fois aujourd'hui que je vais faire ça dans des structures extérieures, mais ça ne va pas être la dernière! » ajoute-t-il.

Réservé aux casse-cou?

Ceux qui connaissent mal le parkour pourraient croire qu'il s'agit d'une activité dangereuse, voire d'un sport extrême : pourtant, Matthew Gaines assure que ce n'est pas du tout le cas. Comme dans toutes méthodes d'entraînement, il suffit de respecter certains principes de base.

« Les premiers mouvements qu'on montre, ce sont les mouvements d'absorption de choc et les roulades, pour assurer la sécurité [des athlètes], indique M. Gaines. Après ça, il y a un ensemble de techniques de base qui sont les techniques de passement d'obstacles et les techniques pour gravir des obstacles. »

Ces techniques peuvent notamment être apprises au centre d'entraînement multidisciplinaire Le Module, situé sur la rue Denault, qui offre des cours de parkour, d'entraînement callisthénique et d'acrobaties.

« C'est un endroit où on rend accessible des modules pour s'entraîner », dit le propriétaire du centre, Philippe Létourneau. « Les élèves peuvent y trouver de la formation, avoir accès à des entraîneurs, pour ensuite pouvoir venir à l'extérieur et avoir un plus grand vocabulaire de mouvements. »

« Le Module offre des cours à partir de 6 ans jusqu'à l'âge adulte. Il y a des cours pour toutes les tranches d'âge et tous les niveaux de compétence », note Matthew Gaines.

Pour plus d'informations, on consulte le www.lemodule.ca.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer