Le CHUS-Fleurimont a besoin de rénovation

Selon les données présentées par le CIUSSS de... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Selon les données présentées par le CIUSSS de l'Estrie-CHUS au Plan québécois des infrastructures, cinq ailes du CHUS-Hôpital Fleurimont sont considérées comme étant en « mauvais état » et recoivent la cote D de l'indice de vétusté, tandis que la chaufferie est considérée comme étant en « très mauvais » état et reçoit une cote E.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Cinq ailes de l'hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS sont considérées comme étant en «mauvais état », alors que la chaufferie est considérée comme étant en « très mauvais » état.

Selon les données présentées par le CIUSSS de l'Estrie-CHUS au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2017-2018, les ailes 1 à 5 du CHUS ont été classée par la cote D de l'indice de vétusté, alors que l'aile 7. celle de la chaufferie, a reçu une cote E.

« C'est la chaufferie du bâtiment qui se trouve dans l'aile 7. Nous avons investi 1,3 million $ l'année dernière dans cette aile, mais l'inspection a été réalisée avant ces rénovations. La cote pourrait changer lors de la prochaine évaluation. Nous avons aussi le projet de démolir la cheminée en 2018 parce qu'elle n'est plus utile étant donné que la technologie a changé », explique le directeur adjoint des services techniques, volet infrastructure, au CIUSSS-de l'Estrie-CHUS, Sylvain Gautreau.

Ce dernier précise que les cotes D et E ne représentent aucun risque pour la sécurité des patients et du personnel.

La construction datant de la fin des années 1960, l'Hôpital Fleurimont a des besoins importants en rénovation de certains éléments qui ont atteint la fin de leur durée de vie utile. Les travaux planifiés doivent permettre de ramener la cote au niveau satisfaisant.

« Ce sont des éléments ciblés dont les travaux sont déjà planifiés ou en cours de réalisation. Nous devons remplacer les façades de briques et le système d'alarme incendie notamment », explique M. Gautreau.

Il assure que les travaux d'entretien et de maintien se déroulent de façon continue.

« Le système de ventilation a été complètement changé. Nous recevons entre 20 et 22 millions $ chaque année en maintien d'actifs. Sur l'ensemble des bâtiments du CIUSSS de l'Estrie-CHUS en Estrie et Montérégie, nous avons plus de 180 projets de rénovation », mentionne Sylvain Gautreau, dont le parc immobilier sous sa gestion compte plus d'une centaine de bâtiments

Le CHSLD du Centre de santé Memphrémagog est le seul autre bâtiment qui rencontre une cote D sur le territoire.

« À cet endroit, nous devons remplacer le système de ventilation. Ce sera un défi complexe parce que les plafonds sont bas », estime Sylvain Gautreau.

L'indice de vétusté physique d'un bâtiment correspond au ratio de la valeur des travaux à réaliser dans les cinq prochaines années sur la valeur de remplacement du bâtiment. Si ce ratio est supérieur à 15 %, le seuil d'état du bâtiment est jugé insatisfaisant et le bâtiment accuse, par le fait même, un déficit de maintien.

Des écoles ont aussi besoin d'une cure de jouvence

Les écoles Sacré-Coeur, Sylvestre, Sainte-Anne, ainsi que le Centre le Goéland à Sherbrooke ont besoin de travaux de rénovation à court terme.

Selon l'indice de vétusté concernant les bâtiments de la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), ces quatre écoles obtiennent des cotes E, soit de «très mauvais état».

«C'est une photo dans le temps de l'état de ces écoles. Il y a beaucoup de travaux à faire pour les fondations et corriger le drainage notamment. Il n'y a cependant aucune inquiétude à y avoir. C'est certain qu'il y a davantage de travaux de réfection à faire sur les bâtiments qui sont plus vieux. Ces cotes contribuent à cibler les priorités, mais elles vont bouger en fonction des correctifs qui sont apportés», assure la directrice du Service des ressources matérielles de la CSRS, Paule Corriveau.

Les écoles Larocque, Notre-Dame-du-Rosaire, Sainte-Famille, du Soleil-Levant, Brébeuf, Champlain, Carillon, Beaulieu, Notre-Dame-de-la-Paix, Marie-Immaculée, l'Académie du Sacré-Coeur, la Passerelle ainsi que le pavillon Micthell présentent des cotes D, soit en «mauvais état».

«L'objectif est de maintenir les actifs et s'assurer que les bâtiments ne dépérissent pas avec l'âge», mentionne Paule Corriveau.

À la commission scolaire des Sommets, le pavillon Saint-Patrice à Magog, l'école Sainte-Marguerite, Notre-Dame-du-Sourire ainsi que l'école Saint-Laurent présentent des côtes D.

Des travaux importants et coûteux ont été entrepris à l'école Notre-Dame-du-Sourire où la fondation a été imperméabilisée. L'école a été réisolée, le revêtement extérieur refait et les fenêtres changées. D'autres travaux sont prévus dans cette école et celles où la cote est plus basse.

À la Commission scolaire des Haut-Cantons, ce sont les écoles la Voie-Lactée à Notre-Dame-des-Bois. Santa-Maria à Dixville, Saint-Pie X à East Hereford, Monseigneur Durand à Coaticook et l'école primaire de Nantes qui doivent faire l'objet de travaux dans un court délai.

Plus de 18 millions $ ont été annoncés par Québec la semaine dernière pour des travaux de maintien et de réfection dans les écoles de la région au cours de la prochaine année.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer