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Enquête de l'UPAC: Robert Benoit n'a « rien appris de nouveau »

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(Magog) Critique à l'égard des stratégies de financement déployées par le Parti libéral du Québec après son retrait de la politique, l'ex-député d'Orford, Robert Benoit, n'a pas été surpris d'apprendre que l'Unité permanente anticorruption aurait toujours l'ancien premier ministre Jean Charest et l'ex-militant Marc Bibeau dans son collimateur.

«J'ai toujours été convaincu que l'enquête de l'UPAC continuait et j'espère que les investigations vont se poursuivre, affirme M. Benoît. Personnellement, je n'ai rien appris de nouveau dans ce qui est sorti aujourd'hui (mardi).»

Ayant lui-même été entendu lors de la Commission Charbonneau, l'ancien député d'Orford rappelle que ni Jean Charest ni Marc Bibeau n'ont témoigné dans le cadre de cette commission. Il n'exclut pas que cette absence de comparution s'explique par un désir de ne pas nuire à une enquête en cours.

L'enquête actuelle pourra-t-elle aboutir à des accusations formelles? Difficile, sinon impossible, de le prédire. N'empêche, Robert Benoit soutient, à la lumière de discussions qu'il a eues avec des sources bien informées, que les personnes concernées «vont y réfléchir à deux fois avant de porter des accusations contre un ancien premier ministre» du Québec.

Lorsqu'on demande à M. Benoit s'il croit que Jean Charest a participé à de quelconques activités illégales en lien avec le financement de son parti et l'octroi de contrats, il préfère ne pas se mouiller. «Les gens s'arrangent probablement pour ne pas mêler un premier ministre à des choses inacceptables. Mais, en même temps, M. Charest devait sûrement savoir certains trucs.»

Changement de culture

L'ex-député libéral continue par ailleurs d'affirmer que la culture de financement du Parti libéral du Québec (PLQ) a changé après l'arrivée de Jean Charest à la tête de cette formation politique.

«À la Commission Charbonneau, j'ai demandé où allait tout l'argent qui était amassé par le parti à cette époque. Il ramassait trop d'argent, si on compare avec les besoins réels. Le responsable du financement sectoriel était Bibeau, un homme qui arrivait de nulle part», estime Robert Benoit.

En dépit de ses commentaires, M. Benoit déplore le dévoilement par les médias de renseignements potentiellement importants liés à l'enquête de l'UPAC. «Je suis déçu de constater que quelqu'un a voulu couler de l'information de cette façon. Qui à l'UPAC a avantage à faire ça?», demande-t-il.




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