Kellie Leitch opposée à la marijuana

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Kellie Leitch est candidate à la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Si elle devient première ministre du Canada lors des élections fédérales d'octobre 2019, Kellie Leitch abolira les nouvelles lois qui permettent la légalisation de la marijuana au Canada.

La candidate à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) est elle-même chirurgienne orthopédique spécialisée en pédiatrie. « Dans la clinique où je travaille, les jeunes posent beaucoup de questions. Ils ne comprennent pas pourquoi ils peuvent posséder de la marijuana mais pas d'alcool ni de tabac. D'un point de vue de santé publique, la légalisation de la marijuana est dangereuse », lance-t-elle avec véhémence.

Rappelons que le gouvernement libéral a prévu dans son projet de loi sur la légalisation de la marijuana que les adolescents possédant une petite quantité de marijuana ne feront pas face à des accusations criminelles. « Que des jeunes de 12 à 18 ans ne soient pas pénalisés s'ils possèdent de la marijuana, c'est dangereux et inacceptable! » ajoute Mme Leitch.

La longue course à la direction du PCC se terminera le 27 mai prochain alors que 13 candidats sont toujours en lice. Kellie Leitch a profité de cette longue course de plus d'une année pour parfaire son français et passer plusieurs semaines au Québec. Pour elle, le futur chef du PCC doit absolument maîtriser la langue parlée par près d'un tiers des Canadiens. « L'immersion est importante pour apprendre une langue. Et ça m'a permis de mieux comprendre la culture des Québécois », illustre la députée de la circonscription de Simcoe-Grey en Ontario.

La candidate défend la gestion de l'offre, un enjeu d'autant plus important en ce moment que le président américain Donald Trump s'oppose farouchement au système canadien qui a pour but de protéger les producteurs de lait, d'oeufs et de volaille.

« Je supporte les fermiers. C'est une industrie importante au Canada », assure Kellie Leitch. Elle ajoute qu'elle ne comprend pas pourquoi le candidat beauceron Maxime Bernier s'oppose à la gestion de l'offre.

Si elle est élue, la candidate va aussi axer ses politiques vers une économie verte. « Pour les jeunes Canadiens, il est très important qu'on se tourne vers une économie verte et qu'on crée de nouvelles entreprises dans ce domaine », explique-t-elle.

Autre point important pour elle : l'innovation. Et l'innovation dans tous les domaines, y compris en santé. « Les systèmes de santé sont des compétences provinciales, mais c'est important que les patients puissent voir un médecin plus rapidement. Pour moi, un système de santé doit innover. Et j'espère que les provinces vont choisir l'innovation en santé », lance celle qui conserve toujours une pratique au Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario.

« Je continue de faire de l'évaluation de patients et des chirurgies pour garder ma pratique active. Je le fais de façon bénévole parce que je ne veux pas être payée en double par l'État comme députée et comme médecin. C'est important pour moi de continuer à pratiquer la médecine, ça me garde groundée quand je rencontre des enfants et leurs parents », souligne-t-elle.

Kellie Leitch est peu connue au Québec. Née à Winnipeg, au Manitoba, elle a vécu sa jeunesse à Fort McMurray, en Alberta, où son père a lancé une entreprise de construction et a ensuite construit une large partie de la ville dans les débuts des sables bitumineux au Canada. La députée de 47 ans a fait ses études en médecine en Ontario où elle habite depuis. Elle a été ministre du Travail et ministre de la Condition féminine sous le gouvernement Harper.




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