La petite voix : son pire ennemi

Entendez-vous souvent cette petite voix dans votre tête qui tente de vous... (Tirée de la vidéo de Mélyssa Roy)

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Tirée de la vidéo de Mélyssa Roy

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(Sherbrooke) Entendez-vous souvent cette petite voix dans votre tête qui tente de vous convaincre que vous n'êtes pas à la hauteur, que vous avez tout gâché, ou que vous n'êtes pas assez talentueux, généreux ou intelligent ? Si c'est le cas, vous faites probablement de l'autodénigrement.

« L'autodénigrement, c'est le discours négatif qu'on a dans notre tête sur nous-mêmes. Souvent, on est notre pire ennemi, parce qu'on se dit des insultes à la moindre erreur alors qu'elles n'ont pas raison d'être. Ça peut aussi se manifester quand on appréhende une situation qui nous rend insécure », résume Mélyssa Roy.

Mélyssa Roy s'apprête à terminer ses études secondaires à l'école internationale du Phare. Comme tous les élèves de cinquième secondaire du Programme d'éducation internationale (PÉI), Mélyssa devait réaliser un projet de fin d'études consolidant l'ensemble des compétences acquises pendant son cheminement scolaire.

Afin de sensibiliser la population à l'autodénigrement, Mélyssa a choisi d'écrire une lettre ouverte sur le sujet. Elle a ensuite réalisé une vidéo, dans laquelle une jeune femme lutte contre ses propres pensées négatives.

« Le sujet de la confiance en soi m'intéressait particulièrement, mais je trouvais qu'on parlait toujours des mêmes sphères de la confiance en soi, comme l'intimidation ou les médias qui véhiculent des images irréalistes, explique l'étudiante. [...] Je pense que c'est important de parler de comment nous-mêmes on se perçoit avant de parler de comment les autres nous perçoivent. »

Phénomène courant

Selon Mélyssa Roy, l'autodénigrement est loin d'être un phénomène rare chez les jeunes du secondaire.

« Autour de moi, j'entends souvent mes amis dire "je vais me planter à cet examen-là" ; ou des phrases comme ça qui semblent banales, mais qui, au fond, peuvent refléter quelque chose de plus grand, de plus significatif. »

« C'est sûr qu'il n'y a pas de formule magique : c'est un gros travail sur soi qu'il faut faire, mentionne Mélyssa. Selon mes recherches, il faut essayer de prendre conscience de ce qu'on se dit, pour qu'à chaque fois qu'une pensée négative nous passe par l'esprit, on s'en rende compte et qu'on réalise que justement, ce ne sont que des pensées, et non la réalité. À force de se pratiquer à accorder moins d'importance à ces pensées-là, on finit par moins en avoir ou ne plus les croire, les remplacer par des pensées positives. »

Pour visionner la vidéo de Mélyssa Roy et lire sa lettre ouverte, on se rend au www.melyssaroy3220.wixsite.com/dansmatete.




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