Financement des organismes communautaires : un écart de 16 M$

Sébastien Laberge, président du Regroupement des organismes communautaires... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Sébastien Laberge, président du Regroupement des organismes communautaires de l'Estrie, tout comme Claudette Cyr du même organisme, se sont présentés devant les membres du conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, jeudi soir, pour poser des questions sur le financement de leurs organismes qui crient à l'aide.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Un financement total de 32 M$ et des demandes frôlant les 48 M$ : voilà l'écart entre le financement réel des organismes communautaires de la région et leurs demandes concrètes.

Des représentants du ROC de l'Estrie (Regroupement des organismes communautaires) se sont pointés jeudi soir à la période de questions de la séance du conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Leur objectif était de demander à la direction du CIUSSS si elle allait pouvoir augmenter leur financement rapidement.

« Nous reconnaissons le caractère essentiel de vos organismes et du travail qui s'y fait. On reconnait l'écart entre le financement et les demandes de vos organismes », a concédé Carol Fillion, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Il a ensuite élaboré sur le budget : le ministère de la Santé et de Services sociaux alloue 27 M$ pour le financement des organismes communautaires dans la région, en plus de 5 M$ pour des activités spécifiques, par exemple quand le CIUSSS de l'Estrie achète un service auprès d'un partenaire qui possède déjà une expertise dans ce besoin.

De l'argent neuf pourra-t-il à court terme être injecté dans les organismes? « Nous travaillons dans un contexte où les besoins sont grands et les ressources limitées. Si vous parlez à un directeur d'école, il vous dira probablement qu'il aurait besoin de plus d'argent pour répondre aux besoins des élèves. Là vous parlez à un directeur dans le milieu de la santé. Est-ce que je voudrais plus d'argent pour répondre aux besoins? Oui. Mais comme Québécois, nous nous sommes donnés un financement pour les organismes communautaires, comme on a un budget pour la vaccination par exemple, et on doit travailler à l'intérieur de ces budgets-là », a soutenu M. Fillion.

Pour Sébastien Laberge, président du ROC, la réponse n'est pas surprenante, bien qu'un peu décevante, encore une fois.

Celui-ci déplore que les organismes soient de plus en plus nombreux à devoir fermer ou à réduire leurs services l'été, faute de budget. « Par exemple, au Partage Saint-François où je travaille, les professionnels qui travaillent pour nous sont des bacheliers qui gagnent 14 $ de l'heure. Ça n'a aucun sens », déplore Sébastien Laberge.

« Jeudi dans la journée, nous étions une centaine d'organismes regroupés pour établir notre plan d'action pour la prochaine année. Nous allons augmenter notre visibilité par une mobilisation positive », explique celui qui est aussi directeur du Partage Saint-François.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer