Blaney en faveur du « visage découvert »

Pour Steven Blaney, ce ne serait qu'une question... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Pour Steven Blaney, ce ne serait qu'une question de principe de justifier le recours à la clause dérogatoire, s'il devenait nécessaire, pour que l'exercice du droit de vote, l'accès à la citoyenneté et la prestation de service dans la fonction publique fédérale s'effectuent « à visage découvert ».

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) S'il devient chef du parti conservateur le 27 mai prochain, Steven Blaney promet de talonner le gouvernement libéral afin que le droit de vote, l'accès à la citoyenneté et la prestation de services dans la fonction publique fédérale s'effectuent « à visage découvert ». Et ce, même si la Cour suprême devait un jour se prononcer contre cette position.

Pour le candidat à la succession de Stephen Harper, il s'agit d'une question de principe qui justifierait le recours à la clause dérogatoire, advenant le cas où le plus haut tribunal du pays conclut qu'il s'agit d'une mesure qui va à l'encontre de la Constitution canadienne.

« Je suis le seul des 14 candidats à réclamer le vote à visage découvert, le serment de citoyenneté à visage découvert et la prestation de services publics dans la fonction publique fédérale à visage découvert », a fait valoir le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, lors de son passage à Sherbrooke mardi, dans le cadre de sa tournée québécoise. « C'est une question de principe. On est une société ouverte et accueillante. Mais pour maintenir la cohésion sociale, on doit faire en sorte de pouvoir continuer à vivre ensemble. Et ça, ça passe par un respect mutuel à l'accueil des nouveaux arrivants », estime le député conservateur.

Selon lui, Ottawa doit agir sur cette question et ne pas hésiter à se servir de la clause dérogatoire au besoin. L'hésitation des gouvernements à recourir à cette clause a d'ailleurs entraîné « un déséquilibre », selon lui, entre le pouvoir judiciaire et législatif, ce qui « n'est pas sain pour la démocratie », estime Steven Blaney. « De toute façon, la clause n'est en vigueur que pour cinq ans. Si les gens ne sont pas contents, ils n'auront qu'à le dire aux élections. »

Gestion de l'offre

Par ailleurs, contrairement à son adversaire Maxime Bernier, Steven Blaney croit qu'il faut maintenir la gestion de l'offre entourant la mise en marché du lait, du poulet et des oeufs. « C'est un excellent système, qui permet de dynamiser nos communautés agricoles », dit-il en rejetant du revers de la main l'exemple de l'Australie dont semble vouloir s'inspire Maxime Bernier. « Ce que Maxime ne dit pas, c'est qu'en Australie, les revenus à la ferme ont baissé et le prix du lait a augmenté dans les épiceries. »

Placé très loin dans les sondages effectués auprès des membres de son parti, Steven Blaney croit toujours en ses chances de l'emporter. « Il reste encore beaucoup de temps avant de tirer des conclusions. Je pense qu'en bout de ligne, les électeurs vont rechercher l'authenticité. Et de ce point de vue, j'ai une bonne longueur d'avance», de dire le politicien qui a vu le jour à Sherbrooke et qui siège à la Chambre des communes depuis 11 ans.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer