87e Marche du pardon : un « moment fort » pour 250 chrétiens

Un soleil radieux a accompagné les quelque 250 pèlerins... (Spectre Média, René Marquis)

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Un soleil radieux a accompagné les quelque 250 pèlerins qui ont parcouru les 6 km de la Marche du pardon, entre l'église du Carrefour chrétien, rue Saint-Michel, et les hauteurs du sanctuaire de Beauvoir.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Les attentats terroristes, la guerre en Syrie, les inégalités entre les riches et pauvres : les sujets de discussion et de recueillement étaient nombreux parmi les quelque 250 pèlerins qui ont pris part à la 87e Marche du pardon ce Vendredi saint.

Partie de l'église du Carrfour chrétien, rue Saint-Michel, la marche s'est terminée six kilomètres plus loin, sur les hauteurs du sanctuaire de Beauvoir, où une messe célébrée par l'ancien archevêque de Sherbrooke, Monseigneur André Gaumond, est venue clore la tradition du Vendredi saint.

Parmi les fidèles, plusieurs familles, dont celle d'Alexander Villamizar, 28 ans, venu avec dix de ses neveux et nièces.

« C'est une belle activité familiale, qui nous permet de se recueillir tous ensemble. En plus, ça ressemble beaucoup aux marches auxquelles je participais quand j'étais petit, en Colombie. »

Accompagné de ses trois enfants, Pierre-Alexandre Bleau expliquait sa présence à la Marche du pardon par le fait que le Vendredi saint est « un moment fort » pour les chrétiens du monde entier :

« C'est une journée qui est au coeur de notre foi. C'est le jour où Jésus a vécu sa passion. C'est le jour où Jésus a connu une mort qui était réservée aux pires criminels, alors qu'il était innocent. Le fait qu'il a vécu ça pour nous et qu'il est ressuscité, cela veut dire qu'il a vaincu la mort. D'avoir un événement comme ça (la Marche du pardon), ça nous permet de mieux l'intérioriser, malgré toutes les distractions qu'on a dans le monde actuellement... »

Le père mariste Michel Bouffard, recteur du sanctuaire de Beauvoir, a comparé la Marche du pardon à « une sorte de prière du corps » qui se renouvelle chaque année.

« Faire un pèlerinage, qu'il soit long ou court, nous ramène en quelque sorte à notre condition humaine, qui est un passage de la naissance à la mort, a-t-il illustré. En somme, on marche dans les pas de Jésus ressuscité. »

Comme plusieurs catholiques, le père Bouffard reconnaît que les motifs qui amènent les pèlerins à participer à la marche du pardon ont beaucoup évolué au cours des années. L'idée de « faire un sacrifice » n'est plus ce qui motive les gens aujourd'hui, admet-il.

« Dieu ne nous aime pas parce qu'on est aimables. Il nous aime pour nous rendre aimables. Nous n'avons pas à gagner Dieu, nous avons à l'accueillir. J'aime beaucoup la phrase de Christian Bobin, le théologien, qui décrit Dieu non pas comme le Très-Haut, mais comme le Très-Bas. Il s'abaisse à notre niveau. Il ne s'impose pas à nous par la violence, au contraire, il vient vers nous partager nos souffrances. Sachant cela, je n'ai pas le goût de me tourner vers un autre Dieu », conclut-il.




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