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Évincé de l'Hôtel-Dieu: le commissaire rejette la plainte de Roger Rhéaume

Le médecin-examinateur du CIUSSS de L'Estrie - CHUS... (Archives, La Tribune)

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Le médecin-examinateur du CIUSSS de L'Estrie - CHUS a rejeté la plainte de Roger Rhéaume, ce Sherbrookois de 78 ans affligé d'arthrose qui a été évincé du CHUS-Hôtel-Dieu au petit matin le 21 janvier « par mesure préventive » et sous prétexte de « libérer un lit ».

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) Le médecin-examinateur du CIUSSS de L'Estrie - CHUS a rejeté la plainte de Roger Rhéaume, ce Sherbrookois de 78 ans affligé d'arthrose qui a été évincé du CHUS-Hôtel-Dieu au petit matin le 21 janvier « par mesure préventive » et sous prétexte de « libérer un lit ».

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Pascal Cyr

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« Je considère que l'approche médicale et déontologique dont a fait preuve le Dr Guillaume Blais Laurier lors de votre visite à la salle d'urgence était tout à fait conforme aux règles de pratique, et par conséquent, je ne suis pas en mesure de retenir votre plainte », peut-on lire dans la lettre envoyée à M. Rhéaume mardi.

Rappelons que M. Rhéaume a été conduit en ambulance aux urgences un samedi soir de janvier, après être demeuré alité pendant trois jours, sans pouvoir dormir, à cause de douleurs persistantes à la jambe.

« C'est une inflammation de la jambe jusqu'au bas de mon dos. Ça brûle assez, c'est comme du feu. Ça fait tellement mal. Ça bloque tout le bas de mon corps », expliquait-il à ce moment.

M. Rhéaume était sur le point de s'endormir sur une civière après avoir reçu une injection de cortisone et avoir passé une radiographie quand du personnel hospitalier l'ont informé qu'il était temps de partir, à 1 h du matin.

« On me disait que je devais retourner chez moi, qu'on ne voulait pas que je me ramasse avec une grippe ou une autre bébitte et qu'on devait faire la gestion des lits. On voulait m'appeler un taxi. Voyons donc! Je n'arrivais même pas à marcher et il y avait plusieurs lits de libres! » s'exclamait Roger Rhéaume, qui était toujours incapable de demeurer debout plus que quelques minutes le lendemain, lors du passage de La Tribune.

«M. Rhéaume n'était pas capable de marcher, c'est moi qui suis allé le porter dans son appartement au 2e étage.»


Dans son analyse, le médecin-examinateur indique que les observations de M. Rhéaume et celles du personnel infirmier et du Dr Blais Laurier sont contradictoires. 

« Je constate que les notes infirmières, vers minuit, trente mentionnent que : ''votre douleur était presque complètement disparue'' et d'autre part, les notes du résident qui accompagnait le Dr Blais Laurier mentionnent que : ''votre démarche était stable et sécuritaire avec appui''. De plus, les notes du Dr Guillaume Blais Laurier confirment les mêmes observations », est-il écrit.

Pascal Cyr, beau-fils de M. Rhéaume, ne décolère pas lorsqu'il lit cet extrait de la lettre.

« La conclusion qui se dégage de la lettre c'est que M. Rhéaume est un menteur. Il n'avait pas mal puisque les médecins l'ont décidé », ironise celui qui est allé récupérer le Sherbrookois de 78 ans à l'hôpital.

« M. Rhéaume n'était pas capable de marcher, c'est moi qui suis allé le porter dans son appartement au 2e étage et je peux vous dire que ce n'était pas drôle à 2 h du matin », affirme M. Cyr.

À la suite de son hospitalisation, M. Rhéaume est finalement resté alité deux mois. Il a d'ailleurs dû quitter son appartement, incapable de se déplacer. Il réside maintenant chez M. Cyr.

« Nous avons rencontré son médecin de famille il y a environ un mois et demi et il nous a montré les radiographies prises le soir de l'hospitalisation. Il n'a plus aucun cartilage dans les genoux. Pourtant, à l'urgence, il disait qu'il n'avait plus mal et qu'il pouvait marcher », dénonce M. Cyr.

M. Rhéaume devrait être opéré dans les prochains mois pour ses genoux.

A-t-il l'intention de porter en appel la décision du médecin-examinateur?

« Ça servirait à quoi? Si le médecin a dit que le patient est correct, le patient qui dit qu'il a mal est par défaut un menteur. Il y a réellement un deux poids deux mesures dans cette histoire. Je ne sais même pas pourquoi nous avons un système de plainte... », fulmine M. Cyr.




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