De la nourriture sur la table pour Pâques

Le petit Benjamin, quatre ans, était bien heureux... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Le petit Benjamin, quatre ans, était bien heureux de mettre la main à la pâte et d'aider la bénévole Denise Lambert à assembler les paniers de Pâques de la Fondation Rock-Guertin.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Samedi matin, alors qu'une cinquantaine de bénévoles s'affairaient à préparer des boîtes de denrées typiquement pascales dans les locaux de la Fondation Rock-Guertin, Karl Francis, lui, formait la relève. Âgé de seulement quatre ans, son petit-fils Benjamin sillonnait les rangées de l'entrepôt, appuyé sur un chariot orange qu'il remplissait de nourriture en imitant les grands.

« Je suis bénévole ici la semaine, et j'ai déjà amené Benjamin avec moi. (...) Aujourd'hui, dès qu'on est arrivé, il me disait qu'il voulait le panier orange, mais je ne comprenais pas de quoi il parlait. J'ai fini par comprendre qu'il parlait du petit chariot de l'entrepôt avec lequel je le laissais jouer quand il était petit! », racontait le retraité qui s'implique dans la Fondation depuis de nombreuses années.

« Je suis heureux qu'il soit là, et je pense que lui aussi! », ajoutait M. Francis alors que Benjamin éclatait de rire en se sauvant d'un autre bénévole qui le pourchassait.

Pour une deuxième année consécutive, c'est dans cette ambiance festive qu'ont été assemblés plus de 300 paniers de Pâques, qui ont ensuite été remis à autant de familles sherbrookoises dans le besoin.

« Dans les paniers, on a du jambon, des cretons, des fèves au lard, du sirop d'érable, du pain, des oeufs, du mélange à crêpes, du jus... et des chocolats pour les enfants, bien sûr! », énumérait le directeur général de la Fondation Rock-Guertin, Denis Fortier.

« Normalement, les familles devaient commencer à arriver à 8 h 30, mais à 8 h 15, il y avait déjà des véhicules qui attendaient, a-t-il noté. (...) Grâce à ces paniers-là, on espère que les gens vont pouvoir se réunir et profiter d'un moment ensemble pour Pâques, parce que c'est une fête importante pour la famille. »

Contrairement aux paniers de Noël, que la Fondation confectionne notamment à partir de dons de la population, les paniers de Pâques sont identiques pour toutes les familles et contiennent uniquement des denrées qui ont été obtenues grâce à des partenariats avec différentes entreprises de la région.

« On s'est approvisionné avec des fournisseurs comme les Aliments Jardi, Metro Plouffe, Provigo Daniel Larouche, Boulangerie Georges, la Laiterie de Coaticook, etc. Tout le monde a mis la main à la pâte pour faire quelque chose de bien pour ces gens-là », mentionnait Denis Fortier.

Le bonheur d'aider

Pour Denise Lambert, qui en était à sa cinquième expérience de confection de paniers pour la Fondation Rock-Guertin, cette activité de bénévolat possède une signification toute particulière.

« En octobre 2015, il m'est arrivé un malheureux événement, et au mois de décembre suivant, je suis venue faire les paniers de Noël pour la première fois », se remémorait-elle.

Grâce aux âmes bienveillantes qu'elle a croisées ce jour-là à l'entrepôt de la rue Cherbourg et au bonheur qu'elle a ressenti en venant en aide à des familles défavorisées, Mme Lambert s'est tout de suite sentie plus légère.

« Juste ça, on dirait que ça m'a aidée à passer au travers de cette épreuve-là, de ce deuil-là, disait-elle. Alors ça me fait toujours plaisir de revenir. »




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