Trois marchés publics sherbrookois réclament plus de soutien

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Les marchés publics connaissent une bonne croissance au Québec depuis quelques années et les trois marchés publics saisonniers de Sherbrooke demandent à la Ville de s'impliquer davantage pour favoriser leur développement.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Une coalition spontanée des trois marchés publics saisonniers présents à Sherbrooke réclame plus de soutien et de reconnaissance de l'administration municipale en plus de s'interroger sur le coût du permis pour les producteurs.

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Christelle Lefèvre s'est fait la porte-parole des marchés saisonniers de Saint-Élie, Lennoxville et Fleurimont, lundi soir, à la séance du conseil municipal. -

Spectre Média, Julien Chamberland

Porte-parole de cette coalition qui regroupe les marchés publics de Lennoxville, Saint-Élie et Fleurimont, Christelle Lefèvre soutient que Sherbrooke serait la seule ville à imposer un permis de 100 $ à chacun des producteurs qui prend part à cette activité.

« Donc une personne qui serait sur les trois marchés devrait payer 300 $ pour la même activité dans la même ville. Et ce peu importe que le producteur vienne une fois au marché, comme ça arrive souvent, ou toute la saison », déplore Mme Lefèvre, qui a vérifié comment ça se passait ailleurs dans la province via l'Association des marchés publics du Québec.

Poursuivant son raisonnement, Mme Lefèvre a fait valoir que considérant le nombre de producteurs présents dans les trois marchés de Sherbrooke, (30 marchands à Saint-Élie, 20 marchands à Lennoxville et une dizaine de marchands à Fleurimont), cela représente une somme d'au moins 6000 $ dans les goussets de la Ville pour la simple émission de permis.

« J'ai un peu de difficulté à penser qu'un employé de la Ville va travailler à hauteur de 6000 $ pour émettre ces permis, alors que cette facture a un grand impact pour les producteurs qui pourraient simplement aller ailleurs qu'ici », a-t-elle lancé aux élus, lundi soir, lors de la période de questions au conseil municipal.

À la lumière de ses observations, la coalition déplore également que Sherbrooke limite les marchés publics à des terrains commerciaux pour lesquels les propriétaires payent déjà des taxes « assez conséquentes et qui n'arrêtent pas d'augmenter ces dernières années ». Ailleurs au Québec, plus de 65 % des marchés prendraient place sur des terrains publics comme une cour d'école ou un stationnement municipal, selon les données recueillies.

Dans un dossier étoffé remis à chaque élu, Mme Lefèvre documente par ailleurs longuement les impacts économiques, environnementaux et sociaux favorables des marchés publics, qui connaissent une popularité croissante au Québec, comme on le sait, et demande plus d'implication de la Ville dans la promotion et l'organisation matérielle des trois marchés, voire la formation d'un comité consultatif tripartite pour favoriser leur développement.

« Les marchés publics ont un impact touristique intéressant, ajoute la dame. Une étude a démontré que les consommateurs dans les marchés publics viennent souvent d'une distance de 40 kilomètres autour du marché en question. Pour l'instant, ce qu'on voit, c'est qu'on peut aller dans les marchés aux alentours de Sherbrooke, à Melbourne, Ayer's Cliff, Compton, et que ce serait intéressant de pouvoir garder cette clientèle-là ici pour avoir les impacts chez nous. »

Le président du comité exécutif Serge Paquin a répondu que la Ville prenait acte des demandes de la coalition et qu'elles allaient être examinées.

Christelle Lefèvre espère que les changements pourront être apportés pour la prochaine saison et elle entend talonner les élus même si M. Paquin a montré peu d'ouverture pour cette échéance.

« On va leur laisser quelques jours pour étudier notre demande, réagit Mme Lefèvre, mais je pense que c'est encore possible pour la prochaine saison. On ne lâchera pas le morceau. »




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