AVC : l'importance de penser VITE

L'infirmière clinicienne Caroline Cayer est en chage du... (Spectre média, Frédéric Côté)

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L'infirmière clinicienne Caroline Cayer est en chage du continuum de soins AVC au CHUS Fleurimont, programme qui a été mis en place pour essayer d'éviter le plus de séquelles possible chez les patients qui ont fait un AVC.

Spectre média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Chaque minute compte à la suite d'un AVC. Plus vite le patient se présente à l'hôpital, plus il augmente ses chances de recevoir certains traitements qui peuvent avoir un impact très important sur sa réhabilitation. C'est dans le but d'aider le plus de patients possible que le continuum de soins AVC a été mis en place à partir de 2013 au CHUS Fleurimont par le biais de toutes sortes de mesures. Et ça fonctionne!

Il est impossible de dire combien de vies ont été sauvées grâce à ce programme ni combien de séquelles ont été épargnées. « Chaque AVC et chaque patient sont uniques. D'une personne à l'autre, les séquelles peuvent être très différentes », explique Caroline Cayer, infirmière clinicienne au continuum AVC.

Ce sont environ de 350 à 400 patients qui passent tous les ans entre les murs de l'hôpital Fleurimont pour y recevoir des soins à la suite d'un AVC.

Ce qui rend la visite à la salle d'urgence si urgente est la possibilité de recevoir une thrombectomie (insertion d'un cathéter dans l'aine dans le but d'aller retirer le caillot) en radiologie interventionnelle ou encore une thrombolyse (un médicament très puissant administré dans le but de dissoudre le caillot).

« On ne sait pas combien de vies on a sauvées ni les séquelles qu'on a pu éviter chez les patients depuis la mise en place du continuum, mais c'est certain qu'un patient qui reçoit une thrombectomie ou une thrombolyse peut retourner chez lui rapidement sur ses deux pieds au lieu de risquer jusqu'à la paralysie de la moitié du corps! On a vu des résultats extraordinaires grâce à ces deux interventions », cite en exemple Mme Cayer.

Première étape  : l'ambulance

Pour mettre ce continuum en place, il a fallu réorganiser des services à l'hôpital bien sûr, mais également du côté des services préhospitaliers. En effet, les ambulanciers paramédicaux ont été formés à reconnaître les signes d'AVC, ce qui leur permet alors d'orienter immédiatement leurs patients vers l'hôpital Fleurimont où le continuum AVC a été instauré.

« Les ambulanciers utilisent l'échelle de Cincinnati où ils doivent entre autres demander aux patients de lever les bras. Dès que l'échelle est positive, ils doivent conduire leurs patients à l'hôpital Fleurimont », précise Mme Cayer.

Dès l'arrivée du patient à la salle d'urgence, un code est lancé afin de mettre en branle toute une équipe de professionnels : les urgentologues bien sûr, mais aussi les services de la neurologie, la radiologie interventionnelle, le personnel du laboratoire également où on devra agir rapidement pour procéder aux premières analyses.

« C'est un très beau travail d'équipe », conçoit Caroline Cayer.

Une fois les premiers soins administrés, les patients sont ensuite hospitalisés sur un étage de l'hôpital Fleurimont qui est consacré aux AVC. Ce département n'existait pas auparavant.

Et c'est là qu'ils font la connaissance de Caroline Cayer, dont l'une des missions est de veiller sur les patients qui sont admis sur l'étage, à l'image du rôle mieux connu d'infirmière-pivot.

« Sur cet étage, nous travaillons en équipe multidisciplinaire. Les atteintes à la suite d'un AVC peuvent être multiples : atteintes du langage, de la déglutition, impacts mentaux, physiques... Donc nous travaillons avec des ergothérapeutes, des physiothérapeutes, des travailleurs sociaux, en plus de l'équipe médicale », illustre Mme Cayer.

Les soins ne s'arrêtent pas à l'hospitalisation, et tout est mis en place pour que le patient puisse avoir du soutien une fois de retour à la maison.

« Le but est que le patient redevienne le plus autonome possible », soutient l'infirmière.

Penser VITE

Reconnaître les signes de l'AVC et agir rapidement peut faire une très grande différence, car un patient peut passer d'un rétablissement complet à une paralysie presque complète pour une heure de différence.

La Fondation des maladies du coeur et de l'AVC soumet un truc à la fois simple et efficace pour reconnaître les signes de l'AVC : il faut penser à l'acronyme VITE.

V : visage affaissé?

I : incapacité : pouvez-vous lever les deux bras?

T : troubles de la parole

E : extrême urgence, il faut composer le 9-1-1

« On voit encore des gens qui présentaient des signes depuis quelques jours à la maison. Il ne faut pas hésiter à consulter en cas de doute », répète l'infirmière clinicienne Caroline Cayer.




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