Du bonheur de haute voltige à la caserne

Des pompiers de Richmond participeront au défi Gratte-Ciel... (La Tribune, Julie Lupien)

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Des pompiers de Richmond participeront au défi Gratte-Ciel en parrainant une famille de Saint-Denis-de-Brompton. Sur la photo, on aperçoit à l'arrière Samuel Carrier, Mélanie Poulin ainsi que les pompiers Sébastien Péloquin, Dominic Carrier et Kevin Stoddard. À l'avant : Jérémie Carrier, Zacharie Couture et leur cousin Anthony.

La Tribune, Julie Lupien

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Julie Lupien
La Tribune

(Richmond) Le bonheur volait haut à la caserne du Service de sécurité incendie de la région de Richmond, jeudi soir dernier. C'est que des pompiers rencontraient pour la première fois la famille qu'ils parrainent dans le cadre de leur défi Gratte-Ciel au profit de Dystrophie musculaire Canada. La 20e édition de ce défi aura lieu à Montréal le 2 juin et consiste à gravir les 1125 marches des 48 étages de la Place Victoria-Tour de la Bourse.

« C'est un défi à relever pour une bonne cause. L'équipe du défi Gratte-Ciel nous a informés qu'il y avait une famille à parrainer dans notre région, à Saint-Denis-de-Brompton. Nous sommes entrés en contact avec elle et l'avons invitée à visiter notre caserne. C'est la première fois que je vois les p'tits aujourd'hui », explique Sébastien Péloquin, pompier de Richmond, qui a formé l'équipe de dix participants, soit neuf pompiers et la conjointe d'un des pompiers.

Les « p'tits », ce sont Zacharie Couture, 10 ans, et Jérémie Carrier, 6 ans, tous deux atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Ils étaient accompagnés par leur mère Mélanie Poulin et le père de Jérémie, Samuel Carrier.

Le plus jeune en fauteuil roulant

« Zacharie avait presque deux ans et ne se levait pas encore. On se doutait qu'il se passait quelque chose, mais c'est à l'âge de cinq ans que le diagnostic de dystrophie musculaire a été officiel. À sept ans, il était dans sa chaise (roulante) », mentionne Mélanie Poulin, en précisant que son fils est le plus jeune enfant du CHUS qui doit se déplacer en fauteuil roulant à cause de cette maladie. Elle explique que des enfants plus vieux que lui utilisent surtout une marchette.

Zacharie Couture fréquente une classe spécialisée à l'école Larocque de Sherbrooke. Il doit faire une heure de route pour s'y rendre. À l'école, une éducatrice l'accompagne partout pour l'aider à effectuer des simples gestes qui ne lui sont pas possibles de faire comme s'habiller, par exemple.

« Présentement, il utilise ses bras, mais éventuellement ses muscles ne répondront plus. Les poumons et le coeur seront aussi atteints », indique Mme Poulin.

Mollets défaillants

Du côté de Jérémie Carrier, le fils de Mélanie Poulin et de Samuel Carrier, ce sont les muscles des mollets qui posent problème. « Ils gonflent, viennent tirer sur le talon d'Achille et occasionnent des raideurs, ce qui l'empêche de bien marcher. Pour l'instant, il présente aussi de grandes difficultés au niveau du langage », note Mélanie qui a décidé de garder son fils à la maison cette année, entre autres, pour continuer le suivi avec l'orthophoniste.

Le besoin le plus pressant pour la famille en ce moment est de se munir d'un véhicule adapté à la situation de Zacharie. « Les transferts sont très demandants. Lui qui pèse 150 livres et n'a plus de tonus musculaire, de le prendre dans nos bras pour le déplacer, c'est exigeant », affirme la mère des deux enfants.

L'état de Zacharie se dégrade plus vite que ce que pensaient les spécialistes. « Ils ne savent pas combien de temps il lui reste à vivre. On n'a pas le choix de vivre au jour le jour parce que si l'on se projette dans le futur, c'est trop difficile. L'espérance de vie des gens atteints de dystrophie est de 20 à 30 ans, alors... » s'interrompt Mélanie Poulin.

En attendant de réaliser le défi Gratte-Ciel en juin, les pompiers participants organiseront un souper de spaghetti le 29 avril au profit de Dystrophie musculaire Canada. Le repas sera servi au Centre communautaire de Richmond. Pour se procurer des billets, on peut téléphoner au 819 993-1876.




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