Apprendre... au loin

Les écoliers de cinquième et de sixième année... (Spectre Média, René Marquis)

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Les écoliers de cinquième et de sixième année de L'Écollectif sont partis vendredi pour Cuba, où ils vivront un stage d'initiation à la coopération internationale, une première dans la région pour des élèves du primaire.

Spectre Média, René Marquis

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Karine Tremblay
La Tribune

L'Écollectif a depuis longtemps adopté l'adage qui dit que les voyages forment la jeunesse. C'est attendu et intégré à la proposition pédagogique de l'école alternative sherbrookoise : à la fin de leur parcours primaire, les élèves de cinquième et de sixième année effectuent un grand voyage.

Cette année, la proposition est un peu différente. La formule aussi.

Les 27 jeunes de 11 et 12 ans plongent dans une aventure de plus grande envergure.

Vendredi matin, ils se sont envolés pour Cuba, où ils vivront un stage d'initiation à la coopération internationale. Une première dans la région pour des enfants de niveau primaire.

« On a pu aller vers ce type de voyage parce qu'on a une clientèle de parents qui étaient prêts à nous épauler là-dedans », explique Emmanuelle Careau, l'une des deux enseignantes qui portent le projet depuis deux ans.

Avec une autre titulaire et cinq parents, celle-ci accompagne le groupe qui réside dans une école de Matanzas. Sur place, les jeunes Sherbrookois sont jumelés avec des élèves cubains de leur âge. L'immersion culturelle se fait dans le cadre d'un programme axé sur l'agriculture biologique et le développement durable. Elle est orchestrée et chapeautée par Aro CooperAction InterNational, un organisme à but non lucratif qui organise des séjours du genre pour différentes clientèles depuis 1994.

« Nos enfants sont privilégiés, ici. Vivre une expérience pareille, ça va sans doute leur faire réaliser à quel point ils ont tout... C'est un séjour qui leur permettra aussi de s'ouvrir sur le monde. C'est un gros plongeon, mais ils sont vraiment bien préparés, à tous les niveaux », souligne Emmanuelle Careau.

Depuis plusieurs mois, Cuba a été étudié sous toutes ses coutures, en classe.

« On a vu les aspects politiques, historiques et économiques du pays, remarque Mme Careau. On a reçu la visite d'un prof en politique de l'Université de Sherbrooke pour comparer notre système à celui de là-bas, on est allé aussi loin qu'on pouvait dans l'apprentissage de l'espagnol, on a organisé un camp préparatoire pendant lequel on a travaillé l'esprit d'équipe et l'aspect plus émotif d'une aventure comme celle-là. On a aussi fait des mises en situation pour permettre aux élèves d'apprivoiser le choc culturel. On est prêts. »

Certains élèves prennent l'avion pour une première fois. D'autres n'ont jamais dormi à l'extérieur de la maison sans leurs parents, mais à la veille du départ, tous avaient hâte de rencontrer leur « jumeau » cubain, de voir la mer et le pays. Tous avaient aussi de petites craintes. Béatrice, Charlotte, Stella, Aurélie, Rose et Élodie en jasaient lors de mon passage : « Peut-être qu'on ne trouvera pas les mots pour bien communiquer avec nos jumeaux en espagnol. »

« Et peut-être qu'on n'aimera pas la bouffe. »

« Oui, mais le pire, ce serait de rater l'avion. Ça, ce serait vraiment plate! »

« Tomber malade aussi. »

« Ou tomber dans la toilette! Parce qu'il n'y a pas de siège dessus, comme ici. »

Ça, ça inquiète même les adultes...

Mais ce qui risque surtout d'arriver, c'est que tout le monde tombe sous le charme de l'endroit. Et de la chaleur des gens. On verra bien. Je serai parmi le groupe, je vous raconterai au retour, dans nos pages. D'ici là, hasta la proxima.




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