Le CHUS acquiert un robot «aux gestes de velours»

Le robot chirurgical da Vinci Xi a fait... (Spectre Média, René Marquis)

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Le robot chirurgical da Vinci Xi a fait son entrée au CIUSSS de l'EStrie-CHUS. L'urologue Patrick Richard a été le premier chirurgien à utiliser l'appareil qui a coûté 6 millions de dollars à la Fondation du CHUS. Sur la photo, il est accompagné de Robert Rodney, un des premiers patients à être passé entre les mains du nouvel appareil.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) vient d'entrer dans une toute nouvelle ère chirurgicale grâce à l'acquisition du robot chirurgical da Vinci Xi. Ce robot est décrit comme ayant des « mains d'acier » qui permettent « des gestes de velours » à l'intérieur des patients.

Ces mains d'acier fort précises ont déjà été utilisées quelques fois au cours du mois de mars pour des interventions en urologie et reprendront du service au cours des prochaines semaines pour des chirurgies en oto-rhino-laryngologie et en gynécologie.

« Les patients peuvent bénéficier de chirurgies beaucoup moins invasives, des cicatrices beaucoup plus petites et subissent moins de pertes sanguines lors des opérations », énumère comme avantages l'urologue Patrick Richard, le premier chirurgien du CIUSSS de l'Estrie-CHUS à avoir manié le robot lors d'une intervention chirurgicale.

Mais ce n'est pas tout. Lorsqu'il est utilisé pour retirer une tumeur de la prostate, le robot a une telle précision qu'il peut faire toute la différence pour que les patients conservent certaines de leurs fonctions les plus importantes. « Grâce au robot, nous sommes plus précis, ce qui permet de préserver les nerfs pour la fonction érectile et de réduire les dommages des sphincters qui contrôlent la continence urinaire », fait savoir le Dr Ricard.

Cet urologue a procédé à l'ablation d'un cancer de la prostate chez son patient Robert Rodney le 9 mars dernier après avoir fait une partie de sa surspécialisation en urologie sur la chirurgie par robot. Ce patient était présent en conférence de presse jeudi pour témoigner de sa satisfaction à la suite de la chirurgie.

« L'intervention s'est très bien passée. Je suis très content. J'ai pu sortir de l'hôpital 24 heures après la chirurgie. Je n'avais aucune douleur », se réjouit le patient qui n'a pas hésité quand le Dr Richard lui a fait savoir qu'il pourrait être le premier patient à passer entre les mains de ce robot de la toute nouvelle génération des appareils da Vinci.

Pour le moment, trois urologues du CHUS sont formés pour utiliser l'appareil. Un oto-rhino-laryngologue et un gynécologue ont aussi reçu la formation et se lanceront sous peu également dans des chirurgies sur leurs patients.

6 millions $ de la Fondation du CHUS

L'acquisition de ce robot chirurgical était souhaitée depuis fort longtemps chez les urologues du CHUS qui ont porté le dossier. En fait, la Fondation du CHUS a commencé à amasser des fonds dans ce but en... 2010. L'appareil a coûté 6 millions de dollars, totalement financé par la Fondation du CHUS, ce qui en fait l'investissement le plus important de l'histoire de la Fondation.

« Nous sommes heureux de pouvoir dire aux donateurs qui ont contribué directement à ce projet : mission accomplie! » s'est exclamé Sophie Warren, présidente du conseil d'administration de la Fondation du CHUS.

Pour le moment, le CHUS est le seul centre hospitalier au Canada à posséder un robot da Vinci de la génération Xi.

Vers une nouvelle ère chirurgicale

Vers une nouvelle ère chirurgicale

L'acquisition de ce robot représente pour le CHUS une sorte d'entrée officielle dans une nouvelle ère chirurgicale. Après le scalpel gamma, le robot chirurgical da Vinci permettra aux chirurgiens d'aller à d'autres niveaux dans leurs interventions.

« Avoir une nouvelle technologie comme celle-là amène de nouvelles pratiques, de nouveaux projets de recherche, ça attire de nouveaux jeunes médecins. C'est l'amorce d'une nouvelle ère pour la chirurgie au CHUS », se réjouit le Dr Stéphane Tremblay, directeur général adjoint aux programmes santé physique générale et spécialisée au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Rappelons que le CHUS est depuis plusieurs années le seul hôpital québécois à posséder un scalpel gamma, un autre robot chirurgical qui permet des neurochirurgies très précises au cerveau. Et voilà qu'avec l'acquisition de la dernière génération du robot da Vinci, le CHUS fait clairement une entrée dans l'ère de la chirurgie par robotisation.

« L'arrivée d'une technologie comme ça amène des idées, de la création, potentiellement des idées de projet de recherche. Ça amène les médecins à se dire : qu'est-ce que je pourrais faire avec une machine comme celle-là pour les chirurgies que j'ai à faire? Et c'est comme ça que naissent les idées et que les programmes chirurgicaux se développent », ajoute Dr Tremblay.

L'enseignement sera également au coeur des préoccupations. « Nous avons aussi une console de simulation pour maintenir l'expertise des gens et la développer dans l'avenir », explique le directeur adjoint du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.




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