Sherbrooke à toutes les époques grâce à la réalité augmentée

Le ministre et député de Sherbrooke, Luc Fortin,... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Le ministre et député de Sherbrooke, Luc Fortin, a annoncé une aide de plus de 70 000 $ dimanche pour soutenir les projets respectifs de Michel Harnois, directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke, Michelle Bélanger, directrice générale du Musée de la nature et des Sciences de Sherbrooke, Cécile Gélinas, directrice générale du Musée des beaux-arts de Sherbrooke, et Pierre Bail, président du Centre d'interprétation de l'ardoise de Richmond.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Assister à un mariage d'époque sur le perron de la basilique-cathédrale Saint-Michel, revoir l'inondation qui a frappé le centre-ville de Sherbrooke en avril 1982 ou, pourquoi pas, assister de nouveau à l'élection de Maurice Duplessis à la tête du Parti conservateur du Québec au Magog House en 1933, voici un échantillon de ce que les visiteurs pourraient revivre grâce à la réalité augmentée développée... au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Grâce à une subvention de 50 000 $ du gouvernement provincial (lire autre texte), le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke élaborera au cours des prochains mois, avec le Musée des beaux-arts de Sherbrooke et la Société d'histoire de Sherbrooke, un projet de randonnée urbaine mettant en valeur 75 éléments patrimoniaux liés aux beaux-arts, à la science et à l'histoire de la ville sous forme de répertoire accessible sur appareils mobiles.

« Depuis deux ans, on développe à l'interne une expertise au niveau technologique, explique la directrice générale du Musée de la nature et des sciences, Michelle Bélanger. Ce projet permettra de développer une application pour les appareils mobiles afin que les visiteurs et les citoyens de Sherbrooke découvrent leur ville d'une façon différente. »

Le directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke, Michel Harnois, se disait heureux que le projet touche l'ensemble de la ville.

« Les 75 éléments seront répartis dans tous les arrondissements. Les gens pourront avoir accès sur leur téléphone à du contenu original de réalité augmentée et avoir accès à des informations qui nous permettront de mieux comprendre les oeuvres ou les sites visités. »

Avant-goût

Un avant-goût sera bientôt disponible alors que le musée utilisera pour la première fois sa technologie à compter du 31 mars, lorsque la réalité augmentée viendra bonifier l'expérience proposée par son exposition permanente, a appris La Tribune.

« Il y a un premier projet qui s'achève au 31 mars et qui nous a permis de développer une expertise au niveau de la réalité augmentée. Les visiteurs qui verront notre exposition permanente pourront vivre deux expériences. Tout ça a été fait à l'interne par l'équipe de production. »

L'expertise développée au cours des dernières années pourrait, souhaite-t-on, animer les expositions des autres musées de la province au cours des prochaines années.

« Et même au Canada et aux États-Unis, ajoute Mme Bélanger. Il n'y a plus de frontières. C'est une valeur ajoutée qui permet de faire vivre autre chose aux visiteurs. L'idée, c'est d'apporter une expertise à moindre coût, si on veut. Souvent, les firmes exigeront des gros prix pour développer une petite application alors que nous, ça nous permet de conserver et consolider des emplois ici. »

« Les musées peuvent paraitre rébarbatifs, reprend-elle. Les gens terminent souvent une visite au musée en disant qu'ils ne pensaient pas que c'était comme ça. Oui on aborde la nature, les sciences, mais on le fait de manière interactive, et c'est très apprécié des visiteurs. De plus en plus, on mise sur les technologies, parce que les gens en veulent un peu plus. Si les gens peuvent le vivre à Sherbrooke, ce sera un apport au niveau du tourisme dans la ville. On contribuera à faire découvrir notre belle ville. »

Deux projets, quatre musées et plus de 70 000 $

Deux projets estriens ont été retenus dans le cadre de l'appel de projets pour le soutien à la concertation et à l'innovation des institutions muséales et se partageront une enveloppe de plus de 70 000 $, a annoncé Luc Fortin dimanche.

De concert avec le Musée des beaux-arts de Sherbrooke et le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, la Société d'histoire de Sherbrooke recevra une aide de 50 000 $ pour son projet de randonnée urbaine mettant en valeur 75 éléments patrimoniaux tandis que le centre d'interprétation de l'ardoise, à Richmond, recevra 21 800 $ pour ses circuits patrimoniaux, a indiqué le ministre de la Culture et des Communications lors d'un point de presse tenu à la Société d'histoire de Sherbrooke.

Pierre Bail, le président du conseil d'administration du Centre d'interprétation de l'Ardoise de Richmond, ne cachait pas son enthousiasme devant la contribution provinciale.

« Je suis vraiment content, parce que pour la région de Richmond, c'est un investissement important. À Sherbrooke, Montréal ou Québec, 21 800 $, ça n'a pas le même poids qu'à Richmond. C'est un projet où la Ville de Richmond a également embarqué à hauteur de 9500 $, même si elle n'est pas riche et n'a pas toujours les moyens de soutenir la culture. Ça fait 25 ans qu'on existe et là on va passer à une autre étape. »

De son côté, Luc Fortin a insisté pour dire que les projets retenus allaient « au mérite. »

« Honnêtement, nous avons eu de bons dossiers qui ont été soumis. Nous avons eu 20 projets qui touchaient 70 institutions muséales à travers le Québec. Quatorze sont retenus, dont les deux en Estrie, donc ce sont de bons projets. »

« Les projets déposés étaient des projets de qualité qui vont mettre en valeur nos institutions muséales et notre patrimoine ici, en Estrie. »

Rappelons que le ministre a annoncé l'ouverture de l'appel de projets pour le soutien à la concertation et à l'innovation des institutions muséales le 8 août 2016 et que 528 000 $ étaient réservés pour l'ensemble des candidatures retenues.

Les six projets qui n'ont pas été retenus ont reçu une période de grâce pour satisfaire aux exigences gouvernementales et ont donc jusqu'en mai pour présenter une nouvelle mouture afin d'obtenir une subvention.




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