Rackam se lance dans le dessalement à l'énergie solaire

« Le dessalement est un marché d'avenir qui est... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

Agrandir

« Le dessalement est un marché d'avenir qui est en train d'exploser et l'entreprise Rackam est bien placée pour développer le genre de technologies pour répondre aux besoins avec de l'énergie solaire, donc de manière propre », explique Jacques-Alexandre Fortin, le vice-président de Rackam.

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) L'entreprise sherbrookoise Rackam se lance dans le dessalement à l'énergie solaire et recherche un site de démonstration pour sa nouvelle solution actionnée par ses technologies de concentration solaire parabolique.

« Le dessalement est un marché d'avenir qui est en train d'exploser et l'entreprise Rackam est bien placée pour développer le genre de technologies pour répondre aux besoins avec de l'énergie solaire, donc de manière propre », explique Jacques-Alexandre Fortin, le vice-président de Rackam.

Selon l'Agence internationale pour les énergies renouvelables, les investissements mondiaux pour le dessalement ont dépassé les 86 milliards entre 2010 et 2016 et il est prévu que ces sommes augmenteront dans le futur. À titre d'exemple, l'Arabie saoudite investira à elle seule 50 milliards d'euros (72 G$ CAN) dans le dessalement au cours des cinq prochaines années.

Jusqu'à présent, la technologie de concentration solaire parabolique que développe Rackam produisait de la chaleur destinée à chauffer des cuves, produire de la vapeur, chauffer des bâtiments ou faire de la climatisation à l'énergie solaire. « Normalement la chaleur est produite pour les procédés industriels, comme dans le cas du parc Alain Lemaire mis au point pour Cascades ou d'autres projets développés à l'international. C'est nouveau que Rackam veuille se servir de l'énergie solaire pour le dessalement des eaux », note M. Fortin, spécifiant que le dessalement solaire est encore très expérimental dans le domaine industriel.

« Rackam serait un des pionniers dans le domaine », ajoute-t-il.

Il existe actuellement trois grandes techniques de dessalement des eaux : l'osmose inversée et les techniques utilisant la chaleur multi-flash ou MED, qui nécessitent souvent des combustibles fossiles, pour traiter l'eau salée.

« Les technologies de Rackam ont l'avantage d'être propres, simples et faciles d'entretien, contrairement à d'autres solutions devant nécessiter beaucoup d'entretien de la part de personnel hautement qualifié. On concentre l'énergie du soleil à l'aide de panneaux d'aluminium et on achemine cette chaleur à travers un conduit d'huile vers le four thermique. C'est très mécanique et donc opérable avec peu de connaissances techniques. De plus, cette technique thermique peut s'adresser à des milieux éloignés des côtes et de la mer afin de traiter l'eau des puits souterrains, qui est souvent saline », explique le vice-président.

« Par contre, par rapport au procédé standard comme celui utilisé en Arabie saoudite, par exemple, le dessalement solaire ne permet pas encore de produire d'énormes volumes d'eau. Il nécessite également de bonnes surfaces pour mettre les panneaux solaires et une bonne source de soleil direct », souligne M. Fortin.

Ainsi, Rackam se concentrerait à répondre à des besoins de communauté ou de villages éloignés, afin de développer des solutions solaires pour produire environ 200 m3 par jour d'eau potable, et ce, sans combustibles fossiles.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer