La thérapie du Dr Zamboni serait inefficace

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Une étude clinique canadienne sur un traitement controversé contre la sclérose en plaques connu sous le nom de «thérapie de libération» a conclu qu'il s'agissait d'une méthode inefficace.

La thérapie de libération prévoit la dilatation de veines dans le cou, un traitement que plusieurs milliers de Canadiens atteints de sclérose en plaques ont subi dans des cliniques situées à l'extérieur du Canada, au coût de plusieurs milliers de dollars chacun.

La thérapie expérimentale n'a pas été approuvée au Canada.

La méthode avait été présentée en 2009 par le Dr Paulo Zamboni, qui affirmait que des veines étroites dans le cou pouvaient faire en sorte que des dépôts de fer finissent par créer des lésions au cerveau.

Le chirurgien italien avait baptisé cette maladie «insuffisance veineuse céphalorachidienne» et avait donné en exemple plusieurs dizaines de cas de patients dont l'état se serait amélioré grâce à la thérapie.

Mais le Dr Anthony Traboulsee de l'Université de la Colombie-Britannique affirme qu'une étude clinique menée auprès de 104 Canadiens atteints de la sclérose en plaques n'a permis de déceler aucune différence entre ceux qui avaient bénéficié de la thérapie et ceux qui avaient reçu de faux traitements. Ni les patients ni les médecins qui les évaluaient ne savaient quels patients avaient reçu le véritable traitement.

Le Dr Traboulsee espère que ces découvertes persuaderont les personnes atteintes de la maladie de ne pas suivre une thérapie de libération, qui n'est pas sans risque, selon lui, et qui aurait contribué à certains décès.




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