Intégration architecturale: maux de tête pour les commerçants

Patrick Pinard, président d'ODACE, a cherché à sensibiliser... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Patrick Pinard, président d'ODACE, a cherché à sensibiliser les élus aux problèmes rencontrés par les commerçants, notamment en matière d'affichage.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Les règles des plans d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) de la Ville de Sherbrooke donnent des maux de tête aux commerçants. L'Organisme de développement d'affaires commerciales et économiques (ODACE) s'est d'ailleurs adressé aux élus municipaux lundi dans l'espoir de voir la situation s'améliorer.

« Après plusieurs années de tergiversations, est-il prévu de rapidement simplifier et d'uniformiser la réglementation pour vos commerçants? », a interrogé Patrick Pinard, président d'ODACE et copropriétaire des six boucheries Clément Jacques.

Les commerçants ont dénoncé les délais d'approbation et les multiples interprétations dans l'application d'un même PIIA. Ils font aussi état de « l'application de sanctions abusives dans le cadre du non-respect desdites règles ».

Selon le président d'ODACE, le temps d'approbation pour la configuration d'une vitrine de commerce varie de quatre à huit mois. « Cela a pour effet que certains commerçants sont contraints d'ouvrir sans pouvoir s'identifier. »

M. Pinard a soulevé un point selon lequel l'application des PIIA n'est pas uniforme sur le territoire de la Ville de Sherbrooke. « Les règlements peuvent se contredire et ne pas s'appliquer de manière cohérente dans un même plan. [...] Les sanctions sont abusives sans mesures coopératives et les solutions satisfaisantes à propos de l'affichage tardent à se mettre en place. On questionne les efforts de la Ville pour rayonner comme le centre de l'entrepreneuriat et du commerce de proximité. »

Amende de 4000 $ pour un changement de logo

Parmi les exemples de situations problématiques citées avec un document à l'appui, celle du restaurant Habaneros, aux Terrasses Jacques-Cartier. Pendant le processus d'approbation, la chaîne a souhaité un changement de logo, ce qui aurait nécessité de reprendre le processus de zéro pour obtenir un permis. L'entrepreneur n'aurait pas signalé le changement et aurait reçu une amende de 4000 $.

Michael Howard, directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable, rappelle que la Ville de Sherbrooke travaille encore avec les PIIA des anciennes villes. « Nous sommes en train de les unifier pour en faire un seul et pour le moderniser en incluant les nouveaux matériaux et les nouvelles réalités. Nous devrions le présenter au comité consultatif d'urbanisme dans six à huit semaines pour une analyse. »

M. Howard précise qu'il était impossible de revoir les PIIA avant que soit complétée la refonte réglementaire qui visait à uniformiser les règlements de zonage des anciennes villes. « Nous aimerions bien avoir vos commentaires », a indiqué M. Howard à M. Pinard.

Patrick Pinard a néanmoins souligné que les délais imposés pour les commerçants sont réels en ce moment.

« Nous laisserons nos services faire leur travail », a commenté le président du conseil, Serge Paquin.

Le conseiller Rémi Demers, interpellé sur le sujet, a rapporté que le conseil d'arrondissement de Fleurimont partage les préoccupations d'ODACE. « Il faut trouver une façon de rendre la vie plus facile aux commerçants avec des outils modernes. »

La présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nicole Bergeron, a indiqué que l'adoption du règlement 1200, pour uniformiser les règlements de zonage, simplifiera la tâche des inspecteurs. « Il serait peut-être intéressant d'instituer un guichet promoteur pour le secteur commercial pour améliorer les délais de réponse pour les entrepreneurs. »




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