L'UdeS modifiera les baux des résidents

L'UdeS compte environ 734 chambres dans ses résidences... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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L'UdeS compte environ 734 chambres dans ses résidences au campus principal.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) L'Université de Sherbrooke entend se doter d'un nouveau moyen afin d'expulser des étudiants qui auraient des comportements déplacés dans ses résidences étudiantes. L'institution, qui doit pour le moment composer avec les règles de la Régie du logement, veut inscrire une clause à ses baux qui lui permettrait de mettre à la porte un étudiant qui n'a pas respecté cette clause.

Les événements survenus dans les résidences de l'Université Laval cet automne ont suscité la réflexion auprès des établissements d'enseignement de la province.

« On veut apporter des précisions sur les baux que signent nos étudiants qui habitent en résidence pour leur faire prendre conscience qu'ils sont chez eux, mais qu'ils doivent aussi respecter les politiques de l'Université, notamment les règlements en regard de la prévention de toute forme de harcèlement et de discrimination. (...) Tout ça est à peaufiner. On est en train de voir du point de vue de la faisabilité », explique Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante à l'UdeS et secrétaire générale. « Notre responsabilité est d'assurer la sécurité des étudiants, on va se donner les moyens. » L'UdeS serait la première à mettre en place cette mécanique.

Les modifications aux baux devraient être effectives lors de la prochaine rentrée. « Septembre est un horizon réaliste. On veut un milieu sécuritaire pour nos étudiants », précise Mme Faucher, en notant que plusieurs mesures sont déjà en place pour rendre le milieu sécuritaire, dont l'accès limité aux résidences.

La tangente que compte prendre l'UdeS a attiré l'attention de la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, lors de la journée de consultation pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus, le 21 février.

L'UdeS doit aussi se doter d'une politique pour lutter contre les violences sexuelles.

L'UdeS compte environ 734 chambres au campus principal, et 143 au campus de la santé, dont le taux d'occupation est de plus de 95 % aux sessions d'automne et d'hiver. Selon l'institution, les expulsions, pour quelque raison que ce soit, sont rarissimes. 

Du côté du Cégep de Sherbrooke, la directrice générale Marie-France Bélanger note que l'institution n'en est pas encore rendue à se doter d'une telle clause, mais s'intéresse à la situation. À l'instar des autres institutions, elle attend aussi de voir la loi-cadre que compte déposer la ministre afin de contrer les violences sexuelles sur les campus.




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