Les professeurs et l'UdeS s'entendent

Les professeurs du SPPUS seront appelés à se... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Les professeurs du SPPUS seront appelés à se prononcer sur l'entente de principe intervenue entre l'instance syndicale et la direction de l'UdeS jeudi soir. Ci-dessus, une manifestation qui s'est tenue récemment sur la colline universitaire.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Une entente est intervenue entre le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université de Sherbrooke (SPPUS) et l'Université de Sherbrooke, tard en fin de journée jeudi.

Les quelque 428 membres de l'instance syndicale seront appelés à se prononcer mardi prochain sur l'entente de principe, a annoncé le SPPUS à ses membres. Les détails de l'entente seront dévoilés à ce moment. Une assemblée générale était déjà prévue ce mardi.

Les pourparlers se sont poursuivis vendredi afin de discuter du protocole de retour au travail. Ce protocole devrait permettre d'en savoir davantage, notamment sur la reprise des cours et les cours affectés par la grève. Les professeurs avaient la consigne, pendant le débrayage, de reprendre la formation là où ils l'avaient laissée au moment du débrayage.

Au total, les professeurs du SPPUS ont exercé 11 jours de grève, alors que leur mandat en comptait 12. Les membres de cette instance syndicale débrayaient pour la première fois depuis 25 ans.

La direction de l'UdeS a fait savoir qu'elle ne commenterait pas tant que l'entente de principe ne serait pas dévoilée aux membres. La même ligne de conduite a été prise du côté de la direction du SPPUS.

En début de semaine, alors que les négociations se déroulaient en présence du conciliateur, le SPPUS écrivait à ses membres qu'il y avait très peu de progrès « après deux ans de négociation et 11 jours de grève ».

L'offre de l'UdeS était jugée « insuffisante » par le SPPUS, tant au « plan salarial qu'au plan du développement des ressources professorales ».

Les professeurs du SPPUS étaient sans contrat de travail depuis mars 2015.

Parmi les enjeux, le SPPUS réclamait à l'origine un plancher d'emploi inscrit à la convention collective afin de « garantir un niveau minimal de ressources ».

Selon le SPPUS, le ratio EETP (étudiant en équivalence au temps plein) par professeur (membre du SPPUS) a augmenté de 8 % depuis 10 ans, « ce qui représente un déficit de 41 professeurs par rapport à 2004-2005 ».

En outre, le SPPUS réclamait un rattrapage salarial d'environ 10 %. Le SPPUS réclamait la parité avec ses collègues ingénieurs-professeurs (AIPSA) et l'application de la politique salariale gouvernementale (PSG). L'UdeS avait estimé sommairement l'ensemble des demandes du SPPUS à 10-12 millions $.

La direction de l'UdeS voulait pour sa part réduire la durée et le traitement du congé de maternité.

Des demandes liées aux compressions

L'institution demandait certains compromis aux professeurs du SPPUS en ce qui a trait aux avantages sociaux, dont la fin de l'exonération partielle des droits de scolarité. L'exonération des droits de scolarité prévoit le remboursement de 50 % des frais de scolarité d'un employé, de son conjoint ou de ses enfants.

Ces compromis figurent sur une liste de demandes faites aux professeurs du SPPUS en décembre 2014, alors que l'UdeS avait demandé des concessions à l'ensemble de ses employés. L'objectif était de faire face aux compressions budgétaires imposées par Québec.

Des cibles financières avaient été fixées par groupe d'employés. L'UdeS voulait alors récupérer 6,5 % de la masse salariale du SPPUS, soit l'équivalent de 3,2 M$.

Le SPPUS estimait que le syndicat avait fait sa large part en cette matière, notamment avec les gels d'embauche.

Des milliers d'étudiants, dont ceux de premier cycle en éducation, en droit et en lettres et sciences humaines, ont voté des grèves pour appuyer les professeurs.

Les quelque 2500 étudiants de l'Association générale étudiante de la faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH), par exemple, boycottaient leurs cours en même temps que les débrayages du SPPUS, incluant les cours offerts par les chargés de cours. La grève est techniquement finie du côté de l'AGEFLESH, mais l'entente de principe des professeurs devrait faire l'objet de discussions en assemblée générale. Une prochaine assemblée est prévue dans deux semaines.

Antoine Forcier, coordonnateur de l'AGEFLESH, trouve inacceptable que la direction de l'UdeS ait envoyé une mise en demeure au SPPUS parce que deux professeurs ont exposé la position syndicale lors d'une assemblée générale étudiante. « C'est un problème pour nous. »

Antoine Forcier se dit content de la tournure des événements, puisqu'il y avait quand même des inquiétudes concernant les cours. La formation offerte par les chargés de cours boycottée par les étudiants aurait pu être annulée si la grève des étudiants, parallèlement à celle du SPPUS, s'était poursuivie. L'UdeS avait prévenu l'AGEFLESH qu'elle ne paierait pas pour une reprise de cours donnés par les chargés de cours.




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