Guy Caron plaide pour « l'économie progressiste »

Pour le candidat à la direction du NPD... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Pour le candidat à la direction du NPD Guy Caron, les élans de populisme remarqués aux États-Unis pourraient donner comme un électrochoc à la population canadienne qui pourrait vouloir prendre une tangente plus à gauche.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Ce qui se passe de l'autre côté de la frontière canadienne depuis l'élection de Donald Trump pourrait bien être bénéfique pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui doit se trouver un chef pour remplacer Thomas Mulcair.

Pour le candidat Guy Caron, les élans de populisme remarqués aux États-Unis pourraient donner comme un électrochoc à la population canadienne qui pourrait vouloir prendre une tangente plus à gauche.

« Il y a des leçons à tirer de ce qui s'est passé aux États-Unis, mais aussi de ce qui se passe en France avec Marine Le Pen et en Angleterre avec le Brexit. On a pu remarquer des profondes dérives. »

« S'il y a eu des montées du populisme, c'est que les gens se sont sentis exclus, notamment des accords de libre-échange. Les libéraux et les conservateurs disent du NPD que nous sommes des dogmatiques. Ce n'est pas vrai, car nous avons voté pour et contre des ententes. Des accords de libre-échange ont été signés sans tenir compte des répercussions sur les travailleurs. »

Lundi, la longue course à la direction du NPD a pris un nouvel élan avec l'arrivée de M. Caron, troisième candidat déclaré à la succession de M. Mulcair. Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques se présente comme le candidat de l'« économie progressiste » pour redynamiser le Canada.

Cet économiste de formation était en tournée à Sherbrooke mercredi. Il a rendu visite aux gens d'Espace inc. en plus de prendre connaissance du projet Well inc. au centre-ville de Sherbrooke.

« J'ai grandi à Rimouski et j'ai vécu à Montréal et Ottawa. Je connais les grands centres et les régions. On dit souvent que les grands centres comme Montréal sont les moteurs pour les régions. Mais ce n'est pas toujours évident que ça se reflète dans les régions quand ça va bien à Montréal », analyse-t-il.

« Il faut des politiques mieux adaptées pour les régions », lance Guy Caron, lors d'un entretien accordé à La Tribune. « Le projet Well inc en est un bon exemple. Ça pourrait redynamiser le centre-ville de Sherbrooke. Je crois que le fédéral devrait venir en appui au projet, mais sans imposer sa vision. »

La course à la direction du NPD, un véritable marathon, verra deux façons de voir l'avenir du NPD se confronter, pense M. Caron. Celle qui veut que le parti soit la conscience du parlement en critiquant ou celle qui propose des idées et veut les mettre en marche en prenant le pouvoir. Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques entre dans le débat avec la volonté de devenir premier ministre du Canada.

« Nous devons vouloir résoudre des problèmes et mettre en oeuvre des solutions pour gouverner le pays », commente-t-il.

« Je veux démontrer à quoi ressemblerait un pays avec une économie progressiste. C'est un élément qui a manqué au NPD dans les dernières années. »

Outre la candidature de Guy Caron, on retrouve celles de ses collègues Peter Julian, de la Colombie-Britannique, et Charlie Angus, de l'Ontario, dans la course à la chefferie du NPD. D'autres candidats pourraient les rejoindre dans les prochains jours.




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