Printemps érable : Maxence Valade ne regrette rien

Cinq ans après le printemps érable, Maxence Valade... (Photo tirée de Facebook)

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Cinq ans après le printemps érable, Maxence Valade n'a pas cessé de militer, prêtant main-forte à différentes causes ayant pour objectif de faire progresser la société.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Il a beau avoir perdu l'usage d'un oeil lors du printemps érable, plus précisément lors des manifestations de Victoriaville, Maxence Valade ne regrette rien. Convaincu, si c'était à refaire, il agirait de la même façon.

« C'est sûr que c'est quand même quelque chose de perdre un oeil, mais ça m'a confirmé dans ce que je pensais. Deux semaines après l'événement, j'étais de retour dans les rues et j'y vais encore aujourd'hui. En fait, la seule chose que je regrette, c'est que le vent de protestation se soit arrêté, qu'on se soit laissé abattre par les élections », affirme-t-il.

Le jeune Valade n'a jamais cessé de militer, considérant que la structure politique et sociale actuelle était truffée d'injustices qui ne pourraient être réglées que par un renversement de situation provenant de la base. Il a oeuvré au sein d'organisations étudiantes et écologiques. Encore aujourd'hui, il prête main-forte à différentes causes ayant pour objectif de faire progresser la société.

Au-delà des gains minimes réalisés dans le cadre du printemps érable, le Montréalais estime que ces mois de bouleversement ont permis à plusieurs personnes de prendre conscience de la situation actuelle et de l'inefficacité du système actuel.

« Il y a une dynamique qui est à l'oeuvre et je crois que les fruits du printemps érable demeurent encore à être récoltés. Les libéraux sont encore au pouvoir et on autorise toujours des projets de pipeline, mais nous avons maintenant une nouvelle façon de voir la politique, de nouvelles stratégies de résistance », continue-t-il.

Bras de fer avec les policiers

Si le policier qui est responsable de la perte de son oeil n'a pas été réprimandé pour son geste, Maxence Valade n'a pas l'intention de laisser tomber son combat contre la Sûreté du Québec. Il reproche au corps policier d'avoir fait usage abusif de la force et entend le poursuivre au civil pour la perte de la moitié de sa vision.

« L'utilisation même de ces armes à létalité restreinte constitue un usage abusif de la force. En plus de perdre mon oeil, j'ai eu un traumatisme crânien et des contusions au foie et aux poumons. C'est dire à quel point ces armes sont puissantes. Elles ont d'ailleurs causé la mort de Bony Jean-Pierre à Montréal-Nord. Plusieurs corps policiers les ont abolies », explique-t-il.

M. Valade se réjouit, par ailleurs, que les autorités policières aient perdu de leur lustre depuis 2012. Elles ont été pointées du doigt à de nombreuses reprises et ne reçoivent plus le même respect.

« Ce sont de grosses institutions et il y a beaucoup de travail à faire, ce n'est pas très réjouissant, mais il y a eu une prise de conscience collective au cours des dernières années », dit-il.




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