Les Ryan encore prisonniers de la Moe

Pour la deuxième année consécutive, la maison de... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Pour la deuxième année consécutive, la maison de la famille Ryan, située sur un chemin privé en bordure de la rivière Moe, à Waterville, s'est retrouvée cernée par les eaux en raison d'un redoux du mois de février.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Pour une deuxième année de suite, la famille Ryan se retrouve prisonnière sur une île en raison de la sortie du lit de la rivière Moe, à Waterville.

Le chemin privé sur lequel se trouve la propriété et qui donne sur la route 147 est impraticable depuis vendredi.

« Nous sommes comme dans un château protégé par des douves. C'est sûr qu'on essaie de prendre la situation du bon côté, parce qu'on ne peut pas faire grand-chose d'autre qu'attendre que ça passe. Heureusement, on a de l'eau, de l'électricité, du chauffage et de la nourriture, contrairement à l'an dernier », mentionne Marie-France Gélinas.

À la même période en 2016, la résidence de Mme Gélinas et de son conjoint Kevin Ryan s'était retrouvée à la merci des glaces, qui avaient notamment arraché le puits artésien et la galerie. La maison avait également été inondée, même si elle a été surélevée de près de deux mètres et demi lors de l'achat de la propriété, en 2009.

« Cette année, à son plus haut, l'eau s'est approchée à trois pieds avant que ça entre dans la propriété », mentionne Mme Gélinas.

Même si elle savait que la maison se trouvait en zone inondable au moment de l'achat, la situation des deux dernières années l'inquiète passablement.

« Quand on a acheté, on savait que c'était dans une plaine inondable. On ne s'est jamais fait dire que t'avais l'impression d'être sur un bateau quand ça inonde par contre. On a fait lever tous les bâtiments de six pieds au-delà de la ligne de 100 ans (mesure des niveaux de récurrence). Est-ce que ça va empirer avec le temps ? Il y a plein d'hypothèses, comme le réchauffement climatique. Seize degrés au mois de février, c'est intense et c'est certain que ça nous inquiète. Il y a peut-être des mesures préventives à envisager. »

Marie-France Gélinas indique toutefois ne pas avoir ressenti une grande ouverture de la part de la municipalité de Waterville.

« C'est certain qu'il y a quelque chose à faire, mais est-ce qu'ils vont le faire ? Je ne sais pas. Il n'y a pas beaucoup d'ouverture. On a filmé pour montrer ce dont ça a l'air et pour montrer jusqu'où l'eau monte. C'est une rivière vive en avant qui bouche tout accès. Si elle est toujours sortie de son lit, est-ce qu'on doit la faire dévier ? Son cours déjà été déplacé dans le passé et il y a un barrage en bas, donc il y a déjà eu des manipulations humaines. Peut-être qu'on pourrait aussi briser la glace qui empêche la rivière de couler. »

La situation sous contrôle en Estrie

Outre la rivière Moe, seule la rivière Chaudière, près de Saint-Ludger, est sortie de son lit samedi en Estrie, a rapporté la Sécurité civile dimanche. Si la situation demeurait en observation dans la région, le refroidissement de dimanche contribuait à ralentir la crue des eaux.

« À Sherbrooke, il y a une surveillance des cours d'eau, mais en général, nous sommes en bas des seuils d'inondation pour l'ensemble de l'Estrie, a indiqué le directeur régional de la sécurité civile et incendie pour l'Estrie et la Montérégie, Jean-Sébastien Forest. Surtout avec le refroidissement. C'est favorable à une baisse des cours d'eau. On va maintenir la surveillance, étant donné qu'il y aura un réchauffement au courant de la semaine, mais l'observation actuelle, c'est la baisse. »




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