Sherbrooke réfléchit au renouvellement du PQ

Une quarantaine de citoyens et citoyennes ont répondu... (Photo Julien Chamberland, Archives Spectre Média)

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Une quarantaine de citoyens et citoyennes ont répondu à l'appel de Paul St-Pierre Plamondon en assistant à la 107e consultation d'« Osez repenser le PQ »,  cette réflexion citoyenne où tous sont invités à réfléchir au renouvellement du Parti Québécois.

Photo Julien Chamberland, Archives Spectre Média

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(Sherbrooke) Ils étaient une quarantaine, jeunes et moins jeunes, péquistes et non péquistes, à avoir répondu à l'appel de Paul St-Pierre Plamondon et à s'être rassemblés au bistro-cinéma La Capsule mercredi soir pour relancer les idées et les façons de faire du Parti Québécois.

Le conseiller spécial du chef du PQ a entamé la 107e consultation d'« Osez repenser le PQ », cette réflexion citoyenne où tous sont invités, depuis novembre dernier, à réfléchir au renouvellement du Parti Québécois, en souhaitant la bienvenue... aux baby-boomers.

« Contrairement à ce que vous avez lu dans le Journal de Montréal, (...) il n'est pas question d'exclure qui que ce soit du Parti Québécois, a lancé Paul St-Pierre Plamondon. Ce que mon rapport dit, c'est qu'on devrait avoir de l'intergénérationnel dans le Parti Québécois. »

Ce commentaire de l'ex-candidat à la direction du Parti Québécois faisait référence à une des conclusions de son rapport préliminaire d'« Osez repenser le PQ », reprise par plusieurs médias, qui indiquait que le PQ était un parti « figé, conservateur et vieillissant ». Or, M. Plamondon a précisé d'entrée de jeu qu'il ne s'agissait pas de sa propre perception du parti, mais bien de celle de certains des participants de la campagne.

« Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que pour faire un pays, il faut inclure tout le monde », a-t-il ajouté.

Diversité, médias et éducation

Pendant plus de trois heures et demie, les Sherbrookois et Sherbrookoises sur place se sont penchés sur l'avenir du Parti Québécois. Divisés en cinq tables, ils devaient d'abord s'interroger sur ce qu'ils pensaient du PQ et de la démocratie québécoise, puis mettre sur papier des pistes de solutions concrètes pour améliorer le parti. Un représentant de chaque table devait ensuite prendre le micro pour partager les idées de son équipe.

Les thématiques de l'immigration et de la diversité, de la culture artistique québécoise, des médias traditionnels et des réseaux sociaux et de l'éducation ont occupé une bonne partie de la soirée.

« Il y a un problème dans le traitement médiatique général au Québec, a relevé Émerick Couture-Picard. Les médias sont dans une logique de sensationnalisme, pour vendre des copies, alors il faudrait trouver une solution à ça. Ils peuvent inventer des nouvelles et il n'y a pas de conséquence. »

« La compréhension qu'ont les gens des enjeux sociaux et politiques semble déficiente, a pour sa part commenté Gabriel Gagnon. Ça peut être lié soit au traitement médiatique des enjeux, ou à l'éducation qui est faite dans les écoles et par les parents. On parle peu de politique et de l'histoire politique du Québec, et ça, ça fait que les jeunes ne comprennent pas bien l'enjeu de la souveraineté par exemple. »

Du concret

Après une centaine de rencontres semblables, Paul St-Pierre Plamondon avoue que les constats des participants se font souvent redondants. « Par contre, dans les solutions proposées, il y en a toujours au moins une qui ressort, qu'on n'a jamais entendue », souligne-t-il.

Parmi celles qui ont été présentées mercredi soir, plusieurs suggéraient au Parti Québécois de poser davantage d'actions concrètes.

« De faire des actions concrètes, sur le terrain, serait excessivement bénéfique pour le PQ, a mentionné Gabriel Gréogoire-Mailhot. (...) C'est ça qui va faire que les gens vont voter pour nous, parce qu'ils vont comprendre qu'on est prêts à s'investir dans le changement qu'on veut voir. »

« Il faudrait aussi remettre l'éducation à sa place de numéro un, et pas juste avec de l'argent, a proposé Gabriel Gagnon. Il faudrait des programmes d'histoire, d'éducation à la citoyenneté, d'économie, pour outiller les jeunes à affronter le monde. »

Les recommandations obtenues lors de ces consultations, qui se poursuivent partout au Québec jusqu'en avril, nourriront les débats de l'opposition officielle en vue de son congrès à l'automne 2017 de même que les élections générales à l'automne 2018.




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