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Mise en demeure du SPPUS : « Un précédent dangereux », dit la CAQ

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« Déplorable » et « inquiétant ». Voilà les mots qu'utilise Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d'éducation, d'enseignement supérieur, de recherche et de science, pour qualifier la décision de l'Université de Sherbrooke de mettre en demeure le Syndicat des professeurs et professeures de l'Université de Sherbrooke.

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(Sherbrooke) « Déplorable » et « inquiétant ». Voilà les mots qu'utilise Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d'éducation, d'enseignement supérieur, de recherche et de science, pour qualifier la décision de l'Université de Sherbrooke de mettre en demeure le Syndicat des professeurs et professeures de l'Université de Sherbrooke (SPPUS).

« C'est la première fois que j'entends parler d'une démarche comme celle-là de la part d'une université québécoise, et il me semble que ça crée un précédent dangereux. Je trouve ça inquiétant », a confié M. Roberge en entrevue téléphonique avec La Tribune.

Rappelons que vendredi, les professeurs Finn Makela et Véronique Fortin ont présenté les revendications du SPPUS lors d'une assemblée générale tenue par l'Association générale des étudiants en droit (AGED), qui devait se prononcer sur les démarches à entreprendre pour appuyer ou non les enseignants en grève. À la suite de cette rencontre, lundi, l'UdeS a menacé le syndicat de « recourir à tous les moyens légaux » pour que de telles présentations ne se reproduisent pas.

« J'ai dû lire l'article trois quatre fois pour être sûr que j'avais bien compris, mentionne le porte-parole de la CAQ. Je vois difficilement comment justifier le fait qu'on bâillonne des professeurs d'université. Il me semble que c'est quelque chose qui est un peu abusif dans les circonstances. »

Dans le cadre de l'assemblée générale étudiante, Jean-François Roberge considère que les deux membres du SPPUS qui se sont exprimés ne portaient pas leur « chapeau de professeur ». Ils ne violaient donc nullement le Code du travail, comme les accuse de l'avoir fait l'UdeS.

« Ils n'étaient pas en train de faire leur travail typique de professeurs d'université, qui est d'enseigner, de faire de la recherche, etc. Ils étaient en train, tout simplement, de participer à une instance citoyenne, de donner leur avis : à la limite, ils y étaient en tant que délégués syndicaux », commente-t-il.

M. Roberge a particulièrement été choqué d'apprendre que l'UdeS avait interdit à Geneviève Paquette, une de ses chercheuses les plus réputées, de participer à la réflexion tenue à l'échelle provinciale sur les violences sexuelles sur les campus, qui s'arrêtait à Sherbrooke mardi.

« Mme Paquette n'allait pas donner un cours, elle avait été invitée par le gouvernement parce qu'elle a une expertise précise, et là, de priver le gouvernement et la société québécoise de l'expertise d'une professeure pour un conflit de travail, ça me semble difficilement justifiable, dit le député de Chambly. Il me semble que c'est de se tirer dans le pied que de se priver de l'expertise des gens. »

« Je trouve que tout ça pose un problème par rapport à la liberté d'expression, et je trouve ça inquiétant pour ce qui est du sanctuaire que représentent habituellement les universités. La liberté de parole des professeurs d'université, c'est quelque chose à défendre bec et ongles », résume-t-il.




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