Le projet de train de Rebello emballe Rouleau

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Plusieurs élus ont démontré un grand enthousiasme devant le projet de train Montréal-Sherbrooke du promoteur François Rebello, présent au conseil municipal lundi.

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(Sherbrooke) Plusieurs élus ont démontré un grand enthousiasme devant le projet de train Montréal-Sherbrooke du promoteur François Rebello, présent au conseil municipal lundi. Si l'étude de marché s'avère concluante, la Ville de Sherbrooke pourrait appuyer le projet.

« Sherbrooke se trouve dans une position intéressante entre Montréal et Boston. Le train de nuit vers Boston est un marché où les gens sont prêts à payer un peu plus parce qu'ils économisent une nuit à l'hôtel. Le prix d'un billet d'avion est d'environ 410 $, le prix de l'autobus est de 180 $ et le train 150 $ de chaque côté », a avancé M. Rebello. Quant au prix pour un trajet Montréal-Sherbrooke, l'homme d'affaires se contente de dire que ce sera un peu plus cher que l'autobus en raison du confort que le train procure.

« Le transport en commun dans les grandes villes génère un nouveau marché, parce que les gens n'ont pas d'auto pour sortir des villes et visiter leur famille. À Montréal, ce sont 40 % des gens qui utilisent le transport en commun qui gagnent plus de 75 000 $ par année. Ils ont de l'argent pour sortir les fins de semaine... »

François Rebello a aussi parlé de la tendance naturelle à utiliser le train en Amérique du Nord et a mentionné que plusieurs groupes, en plus de l'homme d'affaires André L'Espérance, avaient démontré de l'intérêt pour gérer le train.

Touristique ou utilitaire?

Dans une vidéo faisait la promotion du projet, on aperçoit un groupe de musique et une voiture-restaurant, ce qui a suscité quelques questions.

Hélène Dauphinais s'est interrogée sur la mission du train. S'agira-t-il d'un train touristique ou d'un train utilitaire? « Nous ne sommes pas obligés de mal manger dans un train. Il peut desservir tous ceux qui veulent aller de Montréal à Sherbrooke. Il faut que je me serve du même train pour desservir le marché touristique de Bromont et tout le monde qui se dirige vers Sherbrooke pour réduire les déplacements en voiture. L'avantage d'un train par rapport à l'autobus, c'est que tu peux te déplacer dans un train. Il pourrait y avoir un tarif de base et si tu vas dans la voiture-restaurant, tu payes en plus. »

« Le projet est intéressant et mérite une réflexion. Les visites touristiques sont plus importantes entre juin et octobre. Visez-vous un circuit à l'année? » a interrogé Rémi Demers.

« Il faut viser toute l'année. Le gros des coûts est lié à la rénovation des rails. Entre Sherbrooke et Montréal, ça prend non seulement des trains chaque jour, mais de façon fréquente. La voie ferrée permet des vitesses de 40 km/h. Pour qu'il soit utile à la population, le train doit aller autour de 100 km/h. Il y aurait des investissements à faire sur les voies. Le propriétaire du chemin de fer ne fera pas l'investissement seul. Si on met de l'argent pour aller plus vite, ça prend une aide publique des paliers de gouvernement supérieurs. »

Lien vers l'aéroport Trudeau

Marc Denault, lui, voit la possibilité d'arrimer le projet à celui du Réseau électrique métropolitain de Montréal. « Le chemin de fer croise le trajet visé par le REM. Ils sont ouverts à un transfert entre les deux trains. Donc il serait possible de se rendre à l'aéroport Trudeau à partir de Sherbrooke », confirme François Rebello.

Jean-François Rouleau a salué le projet. « C'est un des plus beaux, sinon le plus beau projet présenté ici en huit ans. Si le plan d'affaires se tient, la Ville se doit de supporter le projet. »

« C'est une idée intéressante et il vaut la peine de l'explorer. Les résultats de cette étude vont en dire beaucoup sur la suite des choses. On verra à la suite de l'étude comment nous pourrons nous associer ou pas au projet », a affirmé le maire Bernard Sévigny.

François Rebello s'attend à présenter les résultats de son étude de marché en mai ou juin.




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