Violences sexuelles : les groupes seront consultés le 21 février

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, prononcera... (Archives, La Presse)

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La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, prononcera une allocution lors de la tournée régionale de consultation pour prévenir les violences sexuelles sur les campus, le 21 février à Sherbrooke.

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(Sherbrooke) La tournée régionale de consultation pour prévenir les violences sexuelles sur les campus s'arrêtera à Sherbrooke mardi prochain, le 21 février.

La tournée commence ce mardi à Saguenay. Après un arrêt à l'Université de Sherbrooke, elle se poursuivra à Québec, Gatineau et Montréal.

La ministre de l'Enseignement supérieur Hélène David avait déjà annoncé cet automne le lancement des cinq journées de réflexion à travers la province, qui doivent s'étirer jusqu'en mars.

On sait maintenant que les communautés collégiales et universitaires seront consultées à Sherbrooke le 21 février. La ministre David prononcera une allocution lors de cette journée.

L'automne dernier, le Ministère avait mis en ligne un court document de consultation destiné notamment aux directions des cégeps et des universités afin qu'elles puissent mener des consultations auprès de leurs étudiants et de leurs employés.

Des ressources nécessaires

« Ce qui m'intéresse de voir, c'est le résultat. C'est de voir, concrètement, va-t-il y avoir du financement accru pour les organismes communautaires? Va-t-il y avoir plus d'argent offert en prévention? » commente Mélanie Lemay, cofondatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles. La jeune femme, qui a elle-même été victime d'une agression sexuelle, sera présente sous le chapeau de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) le 21 février. Elle entend également participer à la journée de réflexion à Montréal comme cofondatrice du Mouvement. Différents groupes doivent être entendus.

Le besoin de financement est aussi un point de vue qu'a exprimé la professeure et chercheuse de l'Université de Sherbrooke Geneviève Paquette, qui faisait valoir, le mois dernier, en marge du dévoilement d'une étude provinciale sur le sujet, que les établissements d'enseignement auraient besoin d'un soutien financier afin de lutter contre ce fléau. L'enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU), à laquelle a pris part l'UdeS, est la première étude qui a permis de documenter la situation dans les campus de la province. Mme Paquette est l'une des coauteures de cette étude.

On y apprend notamment que près de 40 pour cent des répondants ont vécu une forme de violence sexuelle depuis leur entrée à l'université. La violence sexuelle va des remarques à connotation sexuelle jusqu'aux agressions sexuelles, en passant par le harcèlement.

La tournée de consultation s'amorce alors que deux élus libéraux se retrouvent sous les projecteurs. Le ministre Pierre Paradis fait l'objet d'une enquête de la SQ pour une présumée affaire d'inconduite sexuelle. Son collègue Gerry Sklavounos a été blanchi par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à la suite d'allégations d'agression sexuelle sur une jeune femme de Québec. Mais ce dernier est montré du doigt depuis sa sortie publique, la semaine dernière, pour ne pas s'être clairement excusé pour des comportements présumément déplacés qu'il aurait eus envers des femmes.

« C'est sûr que ce serait intéressant que nos élus soient des modèles », note au passage l'étudiante et militante Mélanie Lemay.

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