Projet Northern Pass : cinq groupes réclament d'autres audiences

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Cinq organisations environnementales et de conservation réclament des audiences publiques de l'Office national de l'énergie sur le projet d'interconnexion Québec-New Hampshire, communément appelé Northern Pass.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Cinq organisations environnementales et de conservation réclament des audiences publiques de l'Office national de l'énergie sur le projet d'interconnexion Québec-New Hampshire, communément appelé Northern Pass.

Nature Québec, Corridor appalachien, Deux pays Une forêt, le Conseil régional de l'environnement de l'Estrie et le Réseau de milieux naturels protégés estiment que le tracé avec l'enfouissement partiel de la ligne à 450 kV dans le secteur du mont Hereford a été écarté trop rapidement et souhaitent qu'on renvoie Hydro-Québec à sa planche à dessin.

« Sensibles à l'impact du projet sur les communautés, nous demandons à Hydro-Québec de proposer une solution qui protège les milieux naturels et qui respecte les attentes des résidents et commerçants », explique Jacinthe Caron, directrice générale du CREE.

Le projet d'interconnexion Québec-New Hampshire a déjà fait l'objet d'audiences devant les commissaires du Bureau d'audiences publiques en environnement du Québec cet automne. Le rapport a été déposé au ministre québécois de l'Environnement David Heurtel, le 25 janvier et il dispose de 60 jours pour le rendre public.

Mais comme il s'agit d'un projet d'exportation d'énergie, Hydro-Québec doit également obtenir l'autorisation de l'Office national de l'énergie, un organisme de législation fédéral, pour aller de l'avant.

Sa demande a été déposée le 23 décembre dernier. Neuf mémoires ont été déposés durant la période prescrite et Hydro-Québec avait jusqu'au 7 février pour y répondre.

À la lumière de ces interventions, l'Office national de l'énergie procédera maintenant à un examen de la demande pour déterminer les prochaines étapes de l'évaluation réglementaire.

La demande peut passer à travers un simple processus d'octroi de permis ou emprunter un chemin plus long d'octroi d'un certificat, qui suppose des audiences, en séances publiques ou par écrit, résume un porte-parole au bureau montréalais de l'ONE, Marc Drolet. L'option retenue dépend de différents facteurs, dont les conséquences de la ligne internationale sur les provinces par lesquelles elle ne passe pas et les conséquences de sa construction ou de son exploitation sur l'environnement.

Pour les cinq organismes de conservation qui ont fait connaître leur démarche, mercredi, par voie de communiqué, l'Office national de l'énergie doit tenir compte des impacts environnementaux du projet dans son analyse et du fait qu'il ne fait pas l'unanimité.

« Contrairement à ce qu'affirme Hydro-Québec dans sa demande de permis, on est loin d'un consensus en faveur du passage d'une ligne aérienne en plein coeur du mont Hereford », pointe Christian Simard, directeur général de Nature Québec. Son organisme fait valoir à l'appui que la plupart des 21 mémoires déposés au BAPE « ont exprimé d'importantes réserves, quand ce n'était pas une ferme opposition, relativement au tracé retenu par Hydro-Québec ».

« Le projet fragmenterait un vaste massif forestier protégé d'une grande valeur sur le plan écologique. Sa protection actuelle par Forêt Hereford et Conservation de la Nature Canada, via deux statuts distincts, représente un gain significatif pour la connectivité écologique entre le Canada et les États-Unis », écrivent aussi les opposants.

« Il est important de considérer la proposition dans son ensemble, c'est-à-dire en observant aussi le projet de l'autre côté de la frontière impliquant le partenaire d'Hydro-Québec, Eversource, au New Hampshire, (...) où un tiers du tracé, soit environ 100 kilomètres, sera enfoui afin de préserver les paysages et les aires protégées à la base de l'économie récréotouristique de la région. »

« L'Office doit se montrer vigilant, conclut Mélanie Lelièvre, directrice générale de Corridor appalachien. Il serait inacceptable d'octroyer un privilège à Hydro-Québec au détriment des richesses écologiques et paysagères des Québécois. »




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