L'AQCPE demande à Québec d'éliminer la modulation des tarifs

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L'AQCPE a fait ses demandes aux gouvernement: on retrouve Lucie Thérriault, directrice du RCPECE, Patricia Gill du CPE les Petites puces, et Louis Sénécal de de l'AQCPE.

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(Sherbrooke) L'Association québécoise des CPE (AQCPE) demande à Québec d'abolir la modulation des tarifs et réclame un réinvestissement dans les services éducatifs.

Le président et directeur général de l'AQCPE, Louis Senécal, s'est arrêté à Sherbrooke, lundi, dans le cadre d'une tournée provinciale.

L'AQCPE veut ainsi se faire entendre pendant la période prébudgétaire, alors que le gouvernement provincial adoptera son budget dans les prochaines semaines.

Avec l'entrée en vigueur de la modulation des tarifs en fonction des revenus, les parents qui ont inscrit leurs enfants en CPE paient 7,75 $ par jour pour une place, et doivent débourser un montant en fonction de leurs revenus au moment de la déclaration des impôts.

L'AQCPE souhaite voir disparaître ce qu'elle appelle la « taxe famille », qui représente, selon elle, 168 M$ annuellement. Québec a annoncé un surplus d'environ 2,4 milliards de dollars.

L'AQCPE soutient que les impacts ont été nombreux à la suite de l'entrée en vigueur de cette nouvelle façon de faire.

Cogestionnaire au CPE Les petites puces à Sherbrooke, Patricia Gill indique que des parents utilisateurs se sont faire dire par leur comptable qu'il serait plus avantageux pour eux d'envoyer leurs enfants au privé.

Aujourd'hui, la gestionnaire doit faire plusieurs appels pour réussir à pourvoir une place, une situation qui ne se serait pas vue il y a quelques années. Les places en pouponnière continuent cependant d'être très recherchées. « Il y a plus de rareté pour ce service-là », note Mme Gill.

Louis Senécal fait valoir que le nombre de places en garderies non subventionnées ont augmenté au fil des ans, mais celles-ci n'offrent pas le même encadrement à leur clientèle.

Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a réduit l'impact des coupes budgétaires « en les réduisant de 41,1 M$ de façon récurrente au dernier budget », note l'AQCPE.

Un investissement supplémentaire de 30 M$ a également été annoncé récemment dans les services de garde éducatifs subventionnés.

« Le problème, c'est que ces montants-là sont réinvestis dans l'année financière en cours, qui se termine le 31 mars. »

« C'est la relève de demain que l'on prépare pour l'entrée à l'école. On n'est pas juste en train de garder les enfants : c'est un programme éducatif qu'on leur offre », plaide Lucie Therriault, directrice au Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est (RCPECE).

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