« On va fonctionner un peu comme une mini-urgence »

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Le groupe de médecine familiale du Plateau Marquette espère ouvrir en septembre dans son nouvel édifice.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) À l'autre bout de la rue King, la future superclinique du Plateau Marquette, qui n'est pas encore désignée mais qui espère ouvrir en septembre, pourrait changer davantage la donne en terme d'accessibilité pour les Sherbrookois puisqu'elle devra alors ouvrir ses consultations d'urgence à la clientèle non inscrite auprès de ses médecins.

ctuellement, les 19 omnipraticiens du GMF (groupe de médecine familiale) du Plateau Marquette font environ 18 000 consultations d'urgence par année, réservées à la clientèle inscrite, sur un horaire de 12 heures par jour du lundi au vendredi et de 3 heures par jour la fin de semaine.

Pour être une superclinique, ils devront offrir un minimum de 20 000 consultations par année, dont 80 % à la clientèle non inscrite, sur un horaire de 12 heures par jour, 7 jours par semaine.

Quand il a annoncé son projet de déménager dans un édifice neuf actuellement en construction sur la rue King Ouest, à la hauteur de l'autoroute 410, le GMF du Plateau Marquette a aussi fait part de son intention d'être désigné superclinique.

Les démarches administratives sont complétées, assure le directeur Dominic Bachand, qui attend maintenant la désignation du ministère de la Santé.

Entre-temps, plusieurs médecins auraient manifesté de l'intérêt à joindre l'équipe, révèle-t-il.

Certains pour faire de la prise en charge ou développer une pratique en santé mentale ou auprès des personnes âgées, par exemple, d'autres pour faire de l'urgence au sein de la superclinique sans nécessairement quitter leur GMF actuel.

« On va fonctionner un peu comme une mini-urgence, explique M. Bachand. On va faire des horaires et les médecins vont combler les plages horaires en fonction de leurs disponibilités. »

« Mais on ne veut pas déplacer des médecins d'autres cliniques, ajoute-t-il. Il faut qu'on arrive à donner le service sans l'enlever ailleurs. »

Le gestionnaire constate néanmoins qu'une équipe multidisciplinaire comme celle du Plateau Marquette présente plusieurs attraits pour les médecins. Il estime aussi qu'avec une équipe de professionnels adéquate pour une surperclinique, cela permettra aux médecins d'atteindre un débit de patients plus élevés en consultations d'urgence.

M. Bachand rappelle par ailleurs que la plupart des médecins au Plateau Marquette ont adopté la formule libre accès qui fait en sorte qu'ils arrivent à couvrir eux-mêmes les urgences mineures de leurs patients, dans neuf cas sur 10, assure-t-il, soit au-delà des objectifs du MSSS.

À plus de sept mois de son déménagement, le directeur de la clinique du Plateau Marquette ne se berce toutefois pas d'illusions sur le fait que certaines plages horaires ne seront pas faciles à combler, surtout les heures qualifiées de défavorables qui font rechigner bien des omnipraticiens dans la province.

« On n'a pas l'intention d'essayer de changer les règles, réagit à ce propos M. Bachand. On savait les critères quand on s'est engagé dans ce processus-là. On embarque ou on n'embarque pas. Le pire qui va arriver, c'est qu'on va ouvrir le GMF et qu'il y aura un délai pour offrir le volet superclinique le temps de réunir les effectifs médicaux nécessaires. Mais je ne suis pas inquiet, on va y arriver. »

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