L'Estrie perdra une instance dans sa lutte au décrochage scolaire

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L'Estrie perdra une instance de lutte au décrochage scolaire avec la disparition du projet Partenaires pour une réussite éducative en Estrie.

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(Sherbrooke) Après plusieurs années à lutter contre le décrochage scolaire sur la scène régionale, le projet Partenaires pour une réussite éducative en Estrie (PREE) tel qu'on le connaît disparaîtra. L'instance a été mise à mal, ces dernières années, par les compressions budgétaires et la disparition d'organisations qui contribuaient à son existence. Un nouveau modèle de concertation plus large doit cependant voir le jour au cours des prochains mois. Les intervenants de divers milieux planchent actuellement sur des hypothèses de modèle.

« Le projet PREE va être à l'intérieur du modèle qu'on va développer. Ce ne sera pas juste le PREE, ce sera aussi d'autres partenaires », commente Christian Provencher, coprésident de la TECIE.

Le projet PREE a vu le jour à la suite de la création de la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ). Celle-ci a vu le jour en 2005 alors que le taux de décrochage scolaire en Estrie était particulièrement préoccupant.

À l'origine, le projet PREE avait pour mission de mettre en oeuvre le plan d'action de la TECIÉ afin de contrer le décrochage scolaire et d'augmenter la qualification et la diplomation des jeunes de l'Estrie.

« On maintient certaines activités (du projet PREE), mais la fin va arriver, commente Christian Provencher. On travaille à voir comment on va perpétuer - non pas le modèle de PREE - mais l'accent qu'on a mis sur la persévérance scolaire. On essaie de voir comment on peut s'arrimer avec d'autres entités... »

Un alignement stratégique 2016-2020 a été adopté et les employés pourront travailler en fonction de celui-ci, le temps qu'un nouveau modèle se mette en place. Cet alignement cible divers enjeux afin d'améliorer la persévérance scolaire. Le sort des employés du projet PREE (deux employés à temps plein et trois à temps partiel) suscite certaines questions, notamment à savoir de quelle façon ils pourraient être intégrés au nouveau modèle qui sera mis en place.

L'entente spécifique qui assurait le financement du PREE a pris fin en juin dernier. Certaines sommes ont permis de poursuivre une partie des activités, note M. Provencher. Différents partenaires qui contribuaient à cette enveloppe sont disparus, comme la Conférence régionale des élus de l'Estrie (CRE). Certaines activités de prévention du décrochage avaient d'ailleurs dû être abandonnées.

Pour le moment, il n'est pas question de saborder la TECIE, qui a lancé la mobilisation contre le décrochage.

En septembre dernier, différents partenaires, dont le projet PREE, avaient annoncé le lancement d'une démarche estrienne de réflexion « vers un modèle de concertation intégrée ». Parmi les instigateurs de la démarche, outre le projet PREE, on retrouve l'Alliance estrienne pour la solidarité et l'inclusion sociale, le Collectif pour le développement optimal des enfants de 0-5 ans de la région de l'Estrie et le comité estrien pour les saines habitudes de vie.

Une première journée de réflexion s'est tenue lundi à Sherbrooke. Plus d'une centaine de personnes ont participé.

« On travaille pour les mêmes personnes - les enfants. Ce sont des services complémentaires. Pourquoi n'ouvrirait-on pas plus largement, avec les élus, les MRC? (...) On va déposer des hypothèses de modèle », explique M. Provencher, qui est directeur général de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET).

Une autre journée de réflexion est prévue à Asbestos en avril prochain. « Ce n'est pas une opération qui va à 200 milles à l'heure », nuance M. Provencher.

Comment s'articulera la lutte au décrochage si le projet PREE est fondu dans un modèle plus large?

« C'est à l'intérieur de cette démarche-là que ça va s'articuler... » note M. Provencher en faisant allusion au modèle qui sera mis en place. Il ajoute que la région est à son avis « sur une piste très positive ».

Selon les dernières données disponibles, le taux de décrochage moyen en Estrie, sur trois ans, est de 20,4 %.

Les prochaines journées de la persévérance scolaire auront lieu du 13 au 17 février dans la région.

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