Gératek et Valoris sur le point de s'entendre

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Le centre de tri de Valoris ne devrait pas être vendu sous contrôle de justice. La régie intermunicipale et Gératek en seraient venus à une entente pour le paiement des sommes que l'entrepreneur attend toujours de percevoir.

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(Sherbrooke) Construction Gératek ltée, en attente de paiements pour des travaux de construction effectués pour Valoris, la régie intermunicipale de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke, a déposé à la fin de décembre une demande d'autorisation de vendre sous contrôle de justice l'immeuble de Valoris. Celui-ci est situé au 107, chemin Maine Central à Bury. Jeudi, les deux parties se sont rencontrées et se sont entendues sur une proposition pour que Valoris procède aux paiements attendus.

En résumé, Gératek a effectué la construction et les travaux convenus au centre de tri pour la somme de 17,6 M$. Ils étaient initialement évalués à 13,3 M$. En mai 2016, la compagnie a procédé à la publication d'une hypothèque légale pour un montant avoisinant 1 M$ puisqu'un montant important demeurait impayé. Après un paiement partiel, Valoris devait encore 491 040,28 $ à Gératek en date du 14 décembre 2016. Dans une demande introductive d'instance déposée le 21 décembre, Gératek « demande l'autorisation de faire vendre l'immeuble hypothéqué en sa faveur par vente sous contrôle de justice ».

Valoris a contesté la vente, tel qu'elle pouvait le faire, dans un délai de 15 jours. Des discussions ont alors été amorcées et se sont soldées par une proposition qui semble convenir aux deux parties impliquées.

« Nous avons eu de bonnes discussions et nous avons une proposition sur la table. Nous devrions pouvoir nous entendre », commente Odile Goulet, directrice générale adjointe de Valoris.

Le président de Gératek, David Gosselin, confirme qu'une entente devrait survenir sous peu. « Il y a eu consensus. Nous attendons des autorisations de la part de Valoris », dit-il.

« Nous n'avons pas entamé les procédures légales de gaieté de coeur. Nous voulions simplement reprendre les discussions. Nous n'avons jamais eu l'impression qu'il y avait de la mauvaise foi ou de la mauvaise volonté. Seulement, nous voulions passer à autre chose », ajoute M. Gosselin, précisant qu'il s'agissait du seul recours dont il disposait.

« C'était un projet de plusieurs millions de dollars. Une bonne proportion du montant avait déjà été payée. Nous avions donc confiance. Le dossier devrait s'arrêter là. Quand tout le monde est de bonne foi, ça se règle. Dans notre domaine, il est ardu d'avoir des mandats, de les exécuter et d'arriver à être payé. Quand les paiements tardent, ça nous nuit dans nos démarches de croissance d'entreprise. »

Valoris a enregistré un manque à gagner de 615 000 $ en 2016. Son budget de 2017 comporte une hausse des tarifs d'enfouissement de 10 $/tonne, ce qui représente une augmentation budgétaire de 320 000 $ pour la Ville de Sherbrooke.

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