L'Église syriaque s'inquiète pour ses familles en attente

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L'Église syriaque orthodoxe St-Éphrem de Sherbrooke, qui avait prévu recevoir entre 40 et 60 familles au cours de l'année, comprend difficilement la décision du gouvernement du Québec de suspendre le programme de parrainage des réfugiés.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) La décision de Québec de suspendre le programme de parrainage des réfugiés est mal accueillie par l'Église syriaque orthodoxe St-Éphrem de Sherbrooke, qui avait prévu recevoir entre 40 et 60 familles au cours de la présente année.

Son porte-parole, Alain Haddad, a indiqué mardi que la petite communauté religieuse allait se plier à la décision du gouvernement, mais qu'il ne comprenait pas la raison de suspendre ce programme, qui a fait ses preuves, selon lui.

«Comme tout bon citoyen, on doit accepter la décision de notre gouvernement, a réagi M. Haddad. Maintenant, est-ce qu'on est d'accord avec la décision? Non!» a-t-il ajouté en s'inquiétant de l'impact que cette décision aura sur les délais entourant l'arrivée des réfugiés syriens attendus par l'Église syriaque orthodoxe d'obédience chrétienne.

M. Haddad souligne que le programme de parrainage privé mis en place au Québec est le plus sécuritaire et le moins onéreux de tous les programmes destinés à répondre à la crise humanitaire provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

«J'ai toujours cru, et je continue de croire, qu'un programme d'immigration où on choisit les nouveaux arrivants représente une bénédiction pour un pays ou pour une province comme le Canada et le Québec, a indiqué M. Haddad. Ce sont des gens que l'on connaît, qui font partie de nos familles et qui ne présentent aucun danger pour notre société. En plus, ils sont compétents et sont prêts à travailler», a-t-il répété.

Au moment de l'entrevue, M. Haddad n'avait toujours pas été mis au courant officiellement de la décision du ministère de l'Immigration. Il dit aussi ne pas savoir à quelle étape en sont rendus les dossiers des familles en attente parrainées par l'Église St-Éphrem.

«Est-ce que leurs dossiers sont toujours dans le système? Est-ce qu'ils vont être étudiés? Ou est-ce qu'il va devoir remplir de nouvelles demandes? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que les délais sont de plus en plus longs. En 2015, je recevais des messages textes toutes les 48 heures pour me dire que des familles allaient arriver d'ici 48 heures. Mais depuis six mois, je ne reçois à peu près plus rien», s'inquiète-t-il au sujet des familles attendues parmi lesquelles on retrouve majoritairement des Syriens et quelques Irakiens.

Service d'aide aux Néo-Canadiens

Du côté du Service d'aide aux Néo-Canadiens, sa directrice générale, Mercedes Orellana, a indiqué que la décision de Québec concerne uniquement les réfugiés parrainés de façon privée et non pas ceux pris en charge par l'État.

«En ce qui nous concerne, on s'attend à recevoir en 2017 le même nombre de réfugiés qu'on a reçus en 2016, c'est-à-dire entre 350 et 400 adultes et enfants confondus», a indiqué Mme Orellana en précisant que ceux-ci allaient provenir d'une dizaine de pays, dont la Syrie, l'Afghanistan et la République centrafricaine.

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