Un plus pour les aînés souffrant de troubles visuels

En France, Caroline Pigeon a étudié l'impact du... (Spectre Média, Maxime Picard)

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En France, Caroline Pigeon a étudié l'impact du déclin cognitif sur la mobilité des personnes aveugles et vieillissantes. À Sherbrooke, elle adaptera aux aînés qui ont perdu la vue un outil développé au Centre de recherche sur le vieillissement pour favoriser la participation sociale.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Aller à la bibliothèque, sortir faire une promenade, participer à un cours d'anglais ou de méditation. Voilà des exemples d'activités sociales qui peuvent être difficiles à accomplir pour des personnes âgées qui de surcroît souffrent d'un problème de vision.

Pour favoriser la participation sociale de ces individus en perte visuelle, le Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l'Estrie - CHUS soutient un projet de recherche qui vise ultimement à augmenter le bien-être des participants.

« Dans le cadre de ce projet, une douzaine de personnes âgées ayant une incapacité visuelle seront sélectionnées et seront par la suite accompagnées par autant de bénévoles afin qu'elles puissent participer à des activités. Les activités seront choisies selon le champ d'intérêt de chacun et la période d'accompagnement s'étalera sur une période allant de 6 mois à un an », explique la docteure française en neuropsychologie cognitive de l'Université Lumière de Lyon Caroline Pigeon. Elle travaillera sur le projet avec les professeures-chercheuses sherbrookoises Mélanie Levasseur et Judith Renaud.

La sélection des participants et des bénévoles devrait se faire sur le territoire estrien au cours des prochaines semaines avec la collaboration du Centre de réadaptation de l'Estrie et un centre d'action bénévole.

« Le bénévole aidera l'aîné à trouver des moyens pour faire ses activités sociales et l'objectif est que l'aîné souffrant de perte visuelle puisse continuer à avoir une participation sociale développée une fois le programme terminé », note la docteure Pigeon.

Au Canada, environ 30 pour cent des personnes âgées de plus de 75 ans souffrent de trouble visuel assez important pour nuire à leur participation sociale et, de façon générale, 25 pour cent des aînés aimeraient avoir une vie sociale plus développée.

« Il existe un réel besoin », en conclut Mme Pigeon, précisant qu'il est démontré que les personnes aveugles évoluant dans un environnement plus complexe ont des capacités cognitives plus développées que ceux qui se déplacent moins souvent et sur des trajets plus simples.

La chercheuse Mélanie Levasseur soulignait récemment en entrevue que la participation sociale des personnes âgées est associée à une réduction de la mortalité et une réduction des incapacités.

« Les recherches démontrent que le fait de sortir de chez soi pour participer à des activités sociales ou de loisirs compte parmi les principaux facteurs protecteurs du maintien du bien-être et de la santé », mentionnait Mme Levasseur.

En octobre, le Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l'Estrie - CHUS annonçait l'obtention d'une subvention de plus de 1 M$ sur cinq ans pour favoriser la participation sociale des aînés. Le présent programme est une des initiatives mises en place.

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