Cellulaire au volant : le coroner Garneau revient à la charge

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Le coroner Yvon Garneau tape de nouveau sur le clou de l'utilisation du cellulaire au volant dans un rapport qui sera déposé à la mi-janvier. Il exhorte la Société de l'assurance automobile du Québec de faire grimper à neuf le nombre de points d'inaptitude associés à une infraction de cellulaire au volant.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Le coroner Yvon Garneau tape de nouveau sur le clou de l'utilisation du cellulaire au volant dans un rapport qui sera déposé à la mi-janvier. Il exhorte la Société de l'assurance automobile du Québec de faire grimper à neuf le nombre de points d'inaptitude associés à une infraction de cellulaire au volant.

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Le coroner Yvon Garneau

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« Neuf points d'inaptitude, ça va frapper l'imaginaire des gens. Un peu comme on avait fait avec le dépassement d'autobus scolaires. Avant cette mesure, il y avait beaucoup d'incidents reliés au non-respect des indications. Le fait de passer de quatre à neuf points a eu un impact important, on n'a pas besoin de vérifier longtemps », estime l'avocat de profession.

Ce dernier va plus loin en affirmant que les pertinentes, mais coûteuses campagnes de sensibilisation menées par la société d'État se sont avérées être des coups d'épée dans l'eau et que la plus récente étude menée par le CAA - qui révèle que 30 % des conducteurs textent au volant - en est une démonstration flagrante.

« La crédibilité de l'organisme n'est pas à refaire et je considère que c'est représentatif de la réalité. Ça démontre bien l'ampleur du fléau qui existe et que les moyens de sensibilisation utilisés jusqu'à maintenant ne donnent pas les résultats escomptés, dit-il. Ce rapport sera une autre occasion de plus de médiatiser la situation, en espérant que la SAAQ cesse de faire la sourde oreille. »

Selon Me Garneau, il ne serait pas utile d'augmenter les amendes reliées à l'infraction ou encore de réfléchir à la pertinence de rendre l'acte criminel, comme on l'a fait avec l'alcool. Il croit qu'on sauvera temps, et surtout argent, seulement en faisant grimper les points d'inaptitude et, du même coup, les risques de perte de permis de conduire. C'est la deuxième fois qu'il adresse une telle recommandation.

« Je vais encore le recommander et cette fois avec un peu plus de force. Je vais demander à ce que ce soit fait immédiatement. Mon message finira par être compris », continue-t-il.

Un champion de l'Insécurité routière

Sans en dévoiler les détails, Yvon Garneau explique que l'utilisation d'un appareil de téléphonie cellulaire a été contributive dans le décès du conducteur dont fait état le rapport qu'il rendra public en janvier, mais qu'elle n'était pas le seul facteur à considérer.

« Lui, il les avait toutes les infractions. Il conduisait un bazou, avec des pneus trop usés, il avait consommé de l'alcool et circulait trop rapidement. Lui, il n'avait rien compris », statue le coroner.

Selon La loi

Le seul fait de tenir en main un cellulaire en conduisant un véhicule routier, peu importe la raison, est illégal.

Dès que vous êtes au volant d'un véhicule routier et que vous êtes sur une voie de circulation, vous conduisez. Même si vous êtes arrêté à un feu rouge ou dans un bouchon de circulation, vous conduisez!

Les sanctions

■ Une amende de 80 $ à 100 $

■ 4 points d'inaptitude

Source : Société de l'assurance automobile du Québec

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