L'Après-Noël toujours populaire malgré les achats en ligne

Peu avant l'ouverture des portes du Best Buy... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Peu avant l'ouverture des portes du Best Buy de Sherbrooke lundi après-midi, entre 100 et 200 personnes faisaient la file à l'extérieur.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) La popularité des achats en ligne n'a pas semblé freiner les ardeurs des consommateurs, lundi, à l'occasion du Boxing Day.

Peu avant l'ouverture prévue pour 13 h, entre 100 et 200 personnes faisaient la file aux abords du Best Buy de Sherbrooke pour profiter de baisses de prix importantes réservées aux ventes d'Après-Noël.

« C'est sûr que c'est différent d'une année à l'autre, mais c'est toujours surprenant de voir autant de monde. D'année en année, on voit une grosse progression de nos ventes web, mais finalement, il faut croire que les gens sont fidèles à cette journée-là et qu'ils aiment avoir leur produit rapidement », mentionne le directeur des opérations du Best Buy de Sherbrooke Christian Houde, qui souligne que cinq jours sont requis pour préparer les 80 employés requis à la vente d'Après-Noël.

« Le divertissement est toujours intéressant, mais cette année, c'est certain que les télés 4K, c'est quelque chose. Les casques de réalité virtuelle et montres intelligentes vont aussi chercher une grosse part. C'est de la nouvelle technologie et les gens viennent ici et ne se doutent pas que c'est aussi peu dispendieux. Ils sont surpris que ce soit aussi abordable », ajoute-t-il.

La Xbox One accompagnée de cinq jeux apparaissait particulièrement en demande, alors que trois personnes parmi les cinq premiers arrivés y étaient strictement pour mettre la main sur la plus récente console de Microsoft.

« J'économise près de 300 ou 400 dollars aujourd'hui avec les autres jeux que je vais acheter », signale Anas BenHamza, qui avait attendu seulement deux heures pour être le premier à entrer au Best Buy lundi.

« Je voulais vraiment être certain de l'avoir le plus tôt possible. »

« C'est un méchant deal et on n'en voit pas souvent des deal comme ça, opinait derrière lui Jonathan Boucher. Ça fait qu'on en profite et ça ne me dérange pas d'attendre une heure ou deux pour le faire. Et si on l'achetait en ligne, il faudrait attendre quelques jours tandis que là on peut en profiter maintenant. »

« C'est pour les enfants et ils faut donc l'avoir rapidement », résume quant à lui Charles Lémba.

Chez Leon's, des gens attendaient depuis 7 h pour pouvoir effectuer les premiers achats de la journée. Là encore, près de 200 personnes ont fait la file pour entrer dans le magasin dès 13 h

« Ça fait juste augmenter et on reste toujours surpris, souligne à son tour le directeur général du Leon's de Sherbrooke, Pier-Luc Bonin. L'an dernier, sur quatre heures, l'achalandage n'a jamais diminué et ça semble vouloir y ressembler. On a des modèles à prix ridicules. En télé, nous sommes très concurrentiels, mais on avait des sofas inclinables en vinyle à 288 dollars et c'est ce qui est sorti le plus vite. »

« Le service en magasin est toujours plus professionnel qu'en ligne, ajoute-t-il après avoir réfléchi sur le succès récurrent du Boxing Day. Dans le meuble, on a souvent les gens qui s'informent en ligne et viennent se le procurer ensuite. »

Des files étaient également visibles dans plusieurs autres commerces, dont le Bureau en gros. Les stationnements du Carrefour de l'Estrie et du plateau Saint-Joseph manquaient d'espace pour garer l'ensemble des clients. Sur la route, il fallait s'armer de patience pour transiter par les rampes d'accès en direction du boulevard de Portland à partir de l'autoroute 410.

Le trafic a par ailleurs donné du fil à retordre aux ambulanciers, qui ont dû se déplacer à trois reprises pour des clients pris de convulsions dans différents commerces.

« C'est la première fois que je vois ça en trois ans, admet le chef d'équipe d'Ambulances de l'Estrie, François Breton. Les autres années, c'était plutôt des personnes âgées qui faisaient des chutes. Et c'était impossible de circuler; c'est pire qu'à Noël, au point où j'ai dû dire aux gars de faire le détour par le secteur Saint-Élie pour rentrer à la caserne à partir de Portland. C'était l'enfer. »

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