Jean Béliveau entreprend un nouveau voyage

Jean Béliveau a établi son dôme au sommet... (La Tribune, Yvan Provencher)

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Jean Béliveau a établi son dôme au sommet de la montagne Scotch Hill à Danville, en pleine nature, pour y vivre une nouvelle vie et une nouvelle aventure.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Danville) Après avoir fait le tour du monde en marchant, Jean Béliveau a entrepris un nouveau voyage, cette fois intérieur, passant de sa vie de nomade à celle de sédentaire, établi dans son nouveau repère au sommet de la montagne Scotch Hill, sur sa terre natale. Dans une construction particulière, soit un dôme géodésique, il vit en pleine nature, un clin d'oeil à la vie passée de la nation amérindienne tant par son mode de vie que par son choix d'habitation.

L'idée lui est venue lors de sa marche autour du monde. « J'ai été reçu par plusieurs premières nations du monde, des indigènes à leurs origines vivaient dans des maisons rondes. À l'origine de l'humanité, les humains vivaient sous diverses formes d'habitations rondes. J'ai vécu à l'occasion avec eux dans des huttes, de telles habitations sans cloisons, avec un feu central, par exemple en Éthiopie, où ils faisaient la cuisson », raconte-t-il.

« J'y redécouvre ma région tout en demeurant un citoyen du monde par mon vécu. C'est possiblement mon besoin d'équilibre entre l'aventure et mes besoins de paix, de tranquillité et de solitude avec cette nouvelle forme d'aventure. J'y suis heureux dans un style de vie humble, en harmonie et en respect de mon environnement naturel. J'y ai apporté tout mon petit monde, mes souvenirs, des artéfacts ramenés d'un peu partout dans le monde. »

Son dôme, sans fondation habituelle, repose sur de petites dalles de béton recyclées. L'ossature est faite de pièces de pruches prises sur place, des poutres reliées par des fixations métalliques formant des triangles, des hexagones, des pentagones qui se soutiennent mutuellement. « C'était tout un défi à réaliser, comme un tour du monde, un projet peut-être trop exigeant, mais quand on l'a entrepris, il faut y aller jusqu'au bout. J'ai pu compter heureusement sur l'aide d'amis qui ont participé à la construction, chacun selon leurs talents », fait-il mention.

Jean Béliveau a entrepris l'aménagement intérieur de son nouveau chez-soi. Comme chez les premières nations jadis vivant dans des huttes, des tipis et des igloos, il n'y a pas de cloisons. La chaleur provient d'un feu central aménagé dans un module de béton. L'alimentation en eau, il va la chercher à une source naturelle à proximité. « Je vais aménager un petit coin arabe, un coin japonais et un autre amérindien. » L'accès hivernal n'est possible qu'à pieds ou en véhicule tout-terrain, le voisin le plus près habite à un demi-kilomètre approximativement. Ce sont des Écossais qui les premiers ont occupé la montagne et ses environs.

Récemment, Jean Béliveau était en Allemagne pour visiter son fils. Il a aussi présenté des conférences en France pour partager sa marche autour du monde et faire la promotion de son livre L'homme qui marche. De retour au Québec, il profite de son nouveau repaire pour se rapprocher de sa fille et de ses deux petites-filles qui habitent Victoriaville.

Humaniste et philosophe, il rappelle ce qu'il a écrit dans son second livre pour résumer sa vie tant passée que présente : « Prends le fabuleux risque de vivre avant de mourir, parce qu'un jour, tu n'auras plus le temps de changer ton passé, trouve l'étincelle ».

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