Des activités d'animation annulées dans les CHSLD

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Plusieurs activités d'animation pour les personnes âgées dans les CHSLD ont été annulées dans les dernières semaines.

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(Sherbrooke) Plusieurs activités d'animation pour les personnes âgées dans les CHSLD ont été annulées dans les dernières semaines, affirme l'Alliance du personnel professionnel et technique (APTS) en Estrie.

Répondant pour la section estrienne de l'APTS, Emmanuel Breton cite différentes activités qui ont dû être annulées au cours des dernières semaines. « C'est vraiment particulier. Il y a des gens qui ne peuvent plus être divertis. Ce sont des situations qui se produisent partout en Estrie », soutient-il.

Selon lui, c'est le cas notamment lorsque des employés se retrouvent en congé de maladie ou encore lorsqu'ils s'absentent pour des congés de maternité et paternité.

« Ce qui arrive, c'est que les activités sont coupées. Ce serait important que les gens soient remplacés. » Le nombre de participants peut varier selon le type d'activités. Certains devaient sortir et n'ont pu le faire.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS soutient pour sa part que le personnel (techniciens en loisirs, récréologues) a été remplacé. L'établissement fait valoir que dans certains cas, les activités ont été annulées à la dernière minute faute de personnel, par exemple parce qu'une personne était malade.

« Ce qui arrive probablement, c'est qu'on arrime l'offre. Certaines activités se passaient dans certaines installations et ne se passaient pas dans d'autres », a expliqué Marie-France Thibault, conseillère en communication au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

« Ce n'est pas tout à fait pareil partout, mais tout le monde a des activités. Les installations n'ont pas toutes le même nombre d'heures d'activités en cours. » Certaines activités avaient lieu avant et n'ont plus lieu, et vice-versa, fait-on valoir.

« On a changé des activités pour s'adapter et essayer de les uniformiser », souligne-t-elle en faisant allusion à un besoin d'équité. « Ce ne sera jamais uniforme à 100 %. »

L'agente de communication fait aussi valoir que les techniciens en loisirs se font rares. « Il n'y en a pas tant que ça. Ils peuvent faire deux ou trois installations dans la semaine. »

L'intégration sociale des aînés doit être améliorée

Une étude de l'Université de Sherbrooke montre qu'on ne répond pas entièrement aux besoins des aînés liés à leur vie sociale, et ce, même s'ils reçoivent « des services d'aide à domicile d'un centre intégré de santé et de services sociaux ».

Selon l'étude publiée dans la revue BMC Geriatrics, « les services à domicile offerts aux aînés en perte d'autonomie se concentrent autour des activités de base (manger, se laver), au détriment des activités sociales », rapporte Pier-Luc Turcotte, l'un des auteurs de l'étude de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS (FMSS).

« Pour la plupart des aînés interrogés dans l'étude, les besoins les moins comblés concernent les loisirs, l'implication dans la vie communautaire et les relations avec leur entourage. D'autres besoins non comblés incluent le maintien de la forme physique et mentale, et la possibilité de se déplacer dans la communauté. »

« Faute d'adaptation, un homme âgé de 87 ans, qui bénéficiait de services depuis trois ans, a dû faire le deuil de ses activités sportives : "Je me sens prisonnier. Avant, on allait nager, mais maintenant, on ne peut plus rien faire" », rapporte Pier-Luc Turcotte dans un texte publié sur le site de l'UdeS. Ce dernier est l'un des lauréats d'un concours de vulgarisation scientifique qui s'est tenu en 2015.

L'intégration sociale des aînés a pourtant de nombreux bienfaits, dont de retarder la perte d'autonomie et même la mortalité.

On cite également la diminution de médicaments et de l'utilisation des services de santé, de même que des symptômes dépressifs.

Parmi les différentes solutions afin de favoriser leur intégration, on retrouve notamment d'offrir plus d'activités dans les résidences pour aînés.

Le Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l'Estrie - CHUS a annoncé, cet automne, l'obtention d'une subvention de plus de 1 M$ sur cinq ans pour favoriser la participation sociale des aînés.

Cette aide financière, octroyée par les Instituts de recherche en santé du Canada, vise le bien-être de tous les aînés, qu'ils aient ou non des incapacités et qu'ils vivent dans la communauté ou qu'ils soient hospitalisés.

La subvention permettra de mieux outiller les organismes communautaires, les intervenants du système de santé, mais aussi les municipalités à mettre en place des activités qui favorisent la participation sociale des aînés.

La professeure Mélanie Levasseur, l'une des auteures de l'étude publiée dans BMC Geriatrics, est responsable du projet de prévention en matière de santé dévoilé cet automne.

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