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Pont des Grandes-Fourches : Québec attend les plans et devis municipaux

La Ville de Sherbrooke continue à négocier avec... (Spectre Média, Maxime Picard)

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La Ville de Sherbrooke continue à négocier avec le ministère des Transports pour reconstruire le pont des Grandes-Fourches  plus à l'ouest, dans un objectif de revitalisation du centre-ville.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Le gouvernement du Québec est toujours en attente des plans et devis officiels de la Ville de Sherbrooke concernant le projet de reconstruction du pont des Grandes-Fourches au centre-ville de Sherbrooke.

La Ville continue de négocier avec le ministère des Transports pour déplacer le pont plus à l'ouest dans un objectif de revitalisation du centre-ville.

« L'argent a déjà été budgété pour reconstruire le pont. À l'origine le projet était de reconstruire le pont où il est présentement. Nous sommes très favorables à ce projet de revitalisation du centre-ville, que le pont soit déplacé et que ça amène à la démolition de deux autres structures qui sont sous la responsabilité du ministère des Transports. Nous sommes très ouverts à en discuter », assure le député de Sherbrooke, Luc Fortin, en table éditoriale à La Tribune.

La Ville répète qu'elle tient à obtenir une entente qui respectera la capacité de payer des citoyens, sans quoi le pont sera reconstruit au même endroit.

Luc Fortin estime qu'avant de faire une annonce, un coût total du projet doit être établi.

« Il faut avoir des estimés précis. Je sais que le maire est impatient de faire une annonce et nous le sommes aussi. Nous avons eu une rencontre avec le maire à ce sujet-là, il y a quelques semaines. Autant du côté du ministère des Transports que de l'administration municipale, nous allons tout faire pour accélérer les travaux », assure Luc Fortin.

L'enjeu demeure le partage des coûts entre le MTQ et la Ville.

Pour la Ville de Sherbrooke, le meilleur scénario, demeure de construire le pont plus près de la rue Wellington en réimplantant le curling.

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny mentionnait dans l'édition de La Tribune, mercredi, « que si la part est trop grande pour la Ville de Sherbrooke, le MTQ fera son pont là où il est en ce moment. C'est le choix que nous avons à faire. »

La Ville fait toutefois valoir que le MTQ devrait non seulement payer pour le pont, mais aussi continuer à entretenir l'échangeur Terrill, qui serait remplacé par un carrefour giratoire si le projet de la Ville se réalisait.

« Nous sommes prêts à faire notre part pour payer les coûts additionnels que le projet va occasionner. Le fait de dire qu'il va y avoir des économies, nous n'en sommes pas là. Honnêtement, c'est tiré par les cheveux. Nous sommes ouverts à un projet à court terme et nous allons y aller en fonction des coûts du projet et non pas des projections. Les deux infrastructures ont encore une durée de vie et sont encore en bonne santé. La Ville nous demande de les démolir pour faire son projet. Nous sommes sensibles à ça, mais il y a une limite à étirer l'élastique », indique Luc Fortin.

En octobre dernier, la direction de l'Estrie du ministère des Transports du Québec affirmait à La Tribune que le temps était un facteur dans le dossier puisque le pont des Grandes-Fourches atteindra la fin de sa vie utile en 2018. À l'heure actuelle, la charge permise sur le pont est limitée à 10 tonnes.

« Il n'y a plus de travaux de renforcement qui peuvent être faits », ajoutait la porte-parole du MTQ, Nadège Tessier, précisant que certaines restrictions de circulation peuvent toutefois être appliquées, soit la réduction du nombre de voies ou la fermeture préventive si la sécurité des usagers est compromise.

Le prolongement de la 410

Le dossier du prolongement de l'autoroute 410 jusqu'à la route 108 « continue de cheminer ». Le volet 2 de l'autoroute Jacques-O'Bready doit permettre de rejoindre la route 108 près de la Ferme expérimentale d'agriculture et agroalimentaire Canada dans l'arrondissement de Lennoxville.

« Nous sommes toujours en expropriation et en acquisition de terrain. Le projet chemine comme il est censé cheminer », dit le député de Sherbrooke, Luc Fortin.

Il assure que l'engagement pris par l'ancien ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, soit que « notre gouvernement a la ferme intention non seulement de poursuivre, mais également de compléter le prolongement de l'autoroute 410 », va se concrétiser.

Philippe Couillard n'a pas voulu fixer d'échéancier précis.

« Quand tu es dans la phase d'expropriation et des travaux préliminaires, tu ne peux pas prédire combien de temps ça va prendre pour avoir une entente. Il n'y a pas de blocage », assure le premier ministre du Québec.




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