Déficit de 615 000 $ chez Valoris

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Les élus sherbrookois souhaiteraient plus de détails sur le budget de Valoris, budget qui a été entériné lundi.

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(Sherbrooke) Les élus sherbrookois souhaiteraient plus de détails sur le budget de Valoris, budget qui a été entériné lundi. Il prévoit des dépenses de fonctionnement de 11,6 M$ alors que le budget d'immobilisation s'élève à 5,3 M$. Valoris enregistre un manque à gagner pour 2016 de 615 000 $.

« Il s'agit d'un budget qui comporte une hausse des tarifs d'enfouissement de 10 $ la tonne. Les investissements supplémentaires sont pour construire une nouvelle cellule pour l'enfouissement et commencer les démarches pour l'agrandissement du site », explique la présidente de Valoris, la conseillère Hélène Dauphinais.

Selon le sommaire décisionnel de la Ville de Sherbrooke, la hausse de tarification vise « à assumer les nouvelles charges associées à la mise en service du centre de tri des matières résiduelles. [...] Cette hausse de 10 $/tonne représente pour la Ville de Sherbrooke une augmentation budgétaire de l'ordre de 320 000 $ pour 2017 ».

« Donc on prend notre déficit d'opération et on le transfère à la charge du citoyen? », s'est interrogé le conseiller Bruno Vachon.

« En partie, parce que vous comprendrez que c'est une usine qui a été mise en fonction l'an dernier. Nous avons un an de rodage. À certains égards, nous sommes un peu en arrière de ce que nous avons prévu. Mais c'est une usine de 31 M$ qui a été faite sans rien demander à la Ville. On revient en arrière et on demande 10 $ la tonne à la Ville », répond Mme Dauphinais.

La construction a en effet été financée par un emprunt contracté par Valoris. « Dans les projections, l'usine s'autofinançait parce que nous trions les matières, nous les valorisons et nous les vendons. Mais nous avons un peu de retard. Nous avons puisé dans nos surplus accumulés, mais il nous en manquait. Le rodage est plus long que prévu. Peut-être que nous avions été optimistes dans nos projections, même si nous avions des études de marché qui nous permettaient d'être à l'aise avec ces hypothèses. »

La conseillère Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement, aimerait une présentation plus détaillée de ce qui se passe à Valoris. « Y a-t-il des démarches avec le Technoparc pour dénicher des partenaires industriels? Y a-t-il des échanges avec Récup Estrie? Le verre qui est concassé est-il vendu à Valoris pour servir de matériel de recouvrement? Ça pourrait nous guider pour l'adjudication d'appels d'offres dans d'autres secteurs. »

Bruno Vachon partageait ce point de vue. « C'est difficile pour nous de savoir ce qui se passe là-bas. L'adoption du budget est un peu une profession de foi. »

Louisda Brochu dit avoir lui aussi demandé une présentation détaillée. « Ça fait au moins deux mois que j'ai demandé un rapport complet pour bien comprendre la situation. J'ai même interpellé la présidente, Mme Dauphinais. »

« On avait des contraintes au cours des derniers mois. C'est levé en partie. Moi, j'ai compris que parce que nous étions en fin d'année, c'est pour ça que nous n'avions pas été appelés à faire notre présentation avant janvier », rétorque Hélène Dauphinais.

Par « contraintes », la présidente de Valoris refuse de confirmer si elle faisait référence aux procédures judiciaires liées aux dépassements de coût de 2,35 M$ pour la construction du centre de tri, des dépassements dont La Tribune faisait état en septembre 2015. Mme Dauphinais refuse d'ailleurs de commenter ces procédures judiciaires et leur impact sur le budget.

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