Rendre la rue plus accueillante, le temps d'un Noël

Bien que l'itinérance soit moins visible à Sherbrooke que dans les grandes... (Archives, La Presse)

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(Sherbrooke) Bien que l'itinérance soit moins visible à Sherbrooke que dans les grandes villes comme Montréal ou Québec, cela ne signifie pas pour autant que ce fléau n'est pas bien présent chez nous. Si les statistiques à ce sujet se font rares, on estime que la population itinérante sherbrookoise représente près de 1000 personnes sur une base annuelle.

Lorsque le froid et la solitude du temps des Fêtes se mettent de la partie, vivre dans la rue devient un poids encore plus lourd à porter. C'est donc afin d'égayer cette période difficile que Julie Daigle, Martin Tombs et Catherine Tremblay-Lavoie ont décidé de créer l'événement Noël dans la rue.

Depuis plusieurs mois, ces trois amis sollicitent l'aide de leurs concitoyens pour amasser des vêtements chauds, des produits d'hygiène et des couvertures, qu'ils distribueront à 150 sans-abris le soir du 25 décembre. Près de 1000 $ en argent ont également été recueillis et serviront à l'achat de cartes-cadeaux dans différentes chaînes de restauration rapide, pour permettre aux personnes en situation d'itinérance de se remplir le ventre ou, du moins, de se réchauffer quelques minutes.

« Tout ça a commencé quand ma copine (Julie Daigle, éducatrice spécialisée au CIUSSS de l'Estrie - CHUS) a fait le défi des têtes rasées plus tôt cette année, raconte le technicien en travail social Martin Tombs. Elle ramassait les canettes et les bouteilles consignées dans son entourage pour donner pour la cause, et elle a décidé de continuer à ramasser en se disant qu'elle offrirait les sous à la Fondation Rock-Guertin. Finalement, un moment donné, on était assis avec Catherine Tremblay-Lavoie (agente administrative au CIUSSS de l'Estrie - CHUS), quand l'idée du Noël dans la rue a commencé à germer. »

« Un peu de soleil »

Au départ, le projet consistait simplement à offrir des boissons chaudes aux personnes de la rue à Noël. Finalement, celui-ci a pris de plus en plus d'ampleur, à la grande satisfaction des organisateurs.

« On s'est associés avec différents organismes de la région, comme la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, La Chaudronnée et l'Accueil Poirier, explique M. Tombs. Le 25 décembre, on va commencer la distribution à La Chaudronnée, qui organise un dîner de Noël bénévole cette journée-là. »

Les instigateurs de l'événement collectaient les articles et les dons jusqu'à samedi dernier, mais il est toujours possible de donner pour la prochaine édition en les contactant sur leur page Facebook, Noël dans la rue - Sherbrooke.

«En ce qui concerne les vêtements, on ne sait pas si on va continuer à ramasser l'année prochaine.»


Car oui, les trois amis prévoient déjà répéter cette initiative dans les années à venir.

« En ce qui concerne les vêtements, on ne sait pas si on va continuer à ramasser l'année prochaine, parce qu'on garde tout ça chez nous et disons que ça prend beaucoup de place, souligne Martin Tombs. (...) Mais pour le reste, on compte continuer le projet. »

En entrevue avec La Tribune, M. Tombs insiste : Noël dans la rue n'a pas été créé dans le but d'obtenir une reconnaissance quelconque, de mettre en lumière leur bonté à tous les trois. C'est pourquoi ils ont préféré ne pas se faire photographier.

« On ne fait pas ça pour que les gens disent : wow, vous êtes tellement des bonnes personnes! On veut juste mettre un peu de soleil dans la vie des itinérants, c'est tout », conclut Martin Tombs.

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