« J'attendais après ça, j'espérais »

Grâce aux boîtes de denrées non périssables et... (Spectre Média, René Marquis)

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Grâce aux boîtes de denrées non périssables et de jouets qu'elle a reçues de la Fondation Rock-Guertin, Valérie, une mère monoparentale de Sherbrooke, prévoit passer un temps des Fêtes beaucoup plus joyeux. Elle pourra notamment garnir sa table et peut-être même offrir des cadeaux à ses proches.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Il y a quelques années, Valérie, une mère monoparentale de Sherbrooke, a dû quitter son emploi pour s'occuper de sa fille de trois ans, atteinte d'un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et d'une légère déficience intellectuelle. Depuis, la jeune femme a du mal à joindre les deux bouts.

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Dès que la bénévole de la Fondation Rock-Guertin a cogné à sa porte pour lui tendre ses Paniers de l'espoir, Jacques s'est empressé de la prendre dans ses bras, fou de joie. Il a accepté qu'on croque son portrait... à condition d'être à ses côtés!

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C'est donc avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles que Valérie a accueilli chez elle les bénévoles de la Fondation Rock-Guertin qui venaient lui porter des Paniers de l'espoir vendredi matin.

En plus des denrées non périssables, la Fondation avait aussi ajouté dans les boîtes plusieurs jouets pour la petite de Valérie, qui était à l'école lors de la livraison.

« Ça fait énormément de bien, ça faisait deux ans que je n'avais pas eu [de paniers]. Ça me fait chaud au coeur, je suis vraiment contente! Mon dieu, je vais pouvoir faire plus de cadeaux à mes proches autour de moi, c'est un petit budget qu'on regagne! », se réjouissait la maman.

« Un énorme merci à tous ceux qui ont contribué, mentionnait-elle. Le Québec, c'est une belle province, les gens se tiennent ensemble, il y a beaucoup de solidarité par ici. Un jour, ça va être à mon tour : quand je vais être plus prospère, je vais donner, parce qu'on va m'avoir encouragée. »

Reconnaissants

Déclaré inapte au travail à cause d'un grave accident de la route qui l'a laissé avec des douleurs persistantes, Jacques était lui aussi emballé de voir débarquer à son logis les bénévoles de la Fondation Rock-Guertin.

« Je reçois des paniers quasiment tous les ans, parce que j'ai eu un gros accident de camion, racontait-il. Mes reins sont maganés, mes genoux, mes épaules... J'ai 1000 $ par mois, mais il faut que je paie tous mes médicaments, toutes mes affaires, alors j'en arrache pas mal. »

« C'est plaisant en tabarnouche de recevoir ça aujourd'hui, parce que je n'avais pas grand-chose », soulignait-il en pointant son réfrigérateur. « J'attendais après ça, j'espérais. »

« Un gros merci aux gens qui ont donné. Je ne peux pas trouver d'autres mots, mais ça vient d'ici », a-t-il conclu en posant sa main sur son coeur.

Dans ce bloc appartement du centre-ville de Sherbrooke, les demandes de la plupart des locataires avaient été retenues par la Fondation pour recevoir des Paniers de l'espoir. De son côté, Éric (nom fictif) se voyait offrir ce cadeau pour la deuxième année.

« C'est sûr que ça aide beaucoup, surtout dans le temps de Noël, pour plusieurs raisons... les émotions qui viennent avec, la famille..., mentionnait-il, les larmes aux yeux. Moi, je n'ai pas de famille dans le coin, je suis assez isolé, alors ça fait chaud au coeur de savoir qu'il y a du monde qui pense à nous autres. »

Les jeunes de plus en plus touchés par la pauvreté

Au cours de ses 26 années d'implication à la Fondation Rock-Guertin, le bénévole Pierre Morency a assemblé d'innombrables Paniers de l'espoir, et en a livré encore davantage. Et au fil de ses visites chez différentes personnes dans le besoin, il affirme avoir vu changer le visage de la pauvreté.

« Ce qui est le plus touchant aujourd'hui, c'est de voir l'âge de ceux qui reçoivent, notait-il vendredi. Il y a de plus en plus de jeunes, de jeunes familles, et de personnes seules aussi. Ce ne sont pas seulement des personnes âgées. La pauvreté frappe chez les gens de tout âge, et je pense que c'est un symptôme important qu'il y a des choses qui clochent et qui doivent changer. »

« Heureusement, la population estrienne est très généreuse. (...) La demande est de plus en plus forte, mais comme il y a une espèce de culture des dons depuis les 35 dernières années, les gens continuent de se mobiliser.

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